Author: Gabriel Montaut

  • CFTC

    Royaume-Uni : la FCA acte les fonds tokenisés et lance le modèle “Direct-to-Fund”

    Le régulateur financier britannique vient de signer un cadre clair pour les fonds tokenisés. Avec la publication ce 30 avril 2026 du policy statement PS26/7, la Financial Conduct Authority (FCA) intègre les registres de fonds tenus sur blockchain et un nouveau modèle de souscription baptisé “Direct-to-Fund” à l’intérieur du périmètre réglementaire existant. Pas de bac à sable séparé, pas de régime expérimental dédié : les sociétés de gestion peuvent désormais brancher la DLT sur leurs opérations sans réinventer la roue.

    Le texte s’inscrit dans la feuille de route digital assets que la FCA avait dessinée dès son courrier au Premier ministre de janvier 2025. L’objectif assumé : moderniser l’infrastructure de marché sans toucher aux protections investisseur en place, et empêcher la finance tokenisée de s’épanouir en silos hors du système régulé.

    Le registre du fonds passe directement on-chain

    Que les puristes des sandboxes réglementaires se rassurent, la FCA n’a pas inventé un cadre parallèle. PS26/7 valide qu’un fonds autorisé peut tenir son registre d’investisseurs sur DLT en s’appuyant sur le modèle dit “Blueprint”, élaboré par l’industrie via un Technology Working Group. Les transactions enregistrées sur chaîne deviennent alors les livres de référence pour les souscriptions et rachats de parts, sans qu’il soit obligatoire de maintenir une copie off-chain en parallèle. Le régulateur exige en contrepartie des “plans de résilience appropriés”, que la chaîne soit publique ou privée.

    Le dispositif n’est pas resté lettre morte : il a déjà servi à autoriser les premiers UCITS britanniques tokenisés (les fameux fonds OPCVM, dont on rappellera qu’ils constituent le véhicule de placement collectif harmonisé le plus distribué en Europe). Il ouvre aussi la porte à l’émission de parts sur plusieurs blockchains en parallèle, à condition que les droits des investisseurs et la grille de frais restent cohérents d’une chaîne à l’autre.

    “Direct-to-Fund” : le pas de côté qui change la mécanique de souscription

    La nouveauté de fond, c’est le modèle optionnel “Direct-to-Fund” (D2F). Dans le schéma traditionnel, l’investisseur passe par la société de gestion qui transmet l’ordre. Avec le D2F, le fonds lui-même, ou son dépositaire, devient la contrepartie directe de l’investisseur. Les parts sont émises ou détruites en un seul mouvement, en miroir du cash qui circule entre l’investisseur et le fonds. Une mécanique pensée pour épouser le règlement-livraison atomique des architectures on-chain.

    Dans son communiqué officiel, Simon Walls, directeur exécutif des marchés à la FCA, défend une approche “pratique” qui doit donner aux acteurs la confiance nécessaire pour déployer la tokenisation dans le respect des règles déjà en vigueur.

    Cap sur la tokenisation des actifs, puis du cash

    La FCA ne s’arrête pas aux fonds tokenisés. Sa feuille de route projette une bascule progressive vers la tokenisation des actifs eux-mêmes, puis des flux de trésorerie, avec à terme des modèles où les investisseurs détiendraient leurs parts dans des wallets numériques pilotés par smart contracts. Le régulateur se dit prêt à accorder des dérogations pour autoriser le règlement en cash digital ou en stablecoins, et lancera en 2026 une consultation sur l’extension de la DLT aux marchés de gros.

    Cette publication arrive quelques semaines après l’ouverture d’une consultation sur le régime crypto britannique global, qui couvre l’émission, le trading, la conservation et le staking des cryptomonnaies. Le cadre complet doit entrer en vigueur en octobre 2027. Côté chiffres, le cabinet Calastone estime à 135 milliards de dollars les économies cumulées que la tokenisation pourrait générer dans les industries de fonds britannique, européenne et américaine, ce qui donne la mesure de l’enjeu pour Londres et ses 14 300 milliards de livres d’actifs sous gestion. Cointelegraph indique avoir sollicité la FCA pour commentaire, sans réponse à l’heure de la publication.

  • FTC

    Crypto au Royaume-Uni : la FCA ouvre la voie à la tokenisation des fonds

    La Financial Conduct Authority (FCA), régulateur financier du Royaume-Uni, travaille depuis plusieurs années à l’encadrement des cryptomonnaies. Après une série de consultations publiques sur la régulation des cryptos, c’est désormais la tokenisation des fonds qui passe sur l’établi du régulateur britannique.

    La FCA ouvre la voie aux fonds tokenisés

    Ce jeudi 30 avril 2026, la FCA a publié un document de politique baptisé PS26/7. Le texte fixe les nouvelles règles et lignes directrices applicables aux fonds tokenisés outre-Manche.

    L’objectif affiché est clair : faciliter l’usage des blockchains à l’intérieur du cadre des fonds réglementés, plutôt que de bâtir des structures expérimentales séparées. Pour la FCA, la tokenisation et la technologie des registres distribués (DLT, dont on rappellera qu’elle constitue la colonne vertébrale technique de l’industrie crypto) peuvent rendre la gestion d’actifs plus efficace.

    Simon Walls, directeur exécutif des marchés à la FCA, défend cette orientation dans un communiqué publié le même jour. Selon lui, la tokenisation est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la gestion d’actifs, et le régulateur a livré un cadre concret censé donner aux acteurs du marché la confiance nécessaire pour avancer.

    Le document n’est pas tombé du ciel : il fait suite à la consultation CP25/28, ouverte le 14 octobre 2025. L’industrie britannique de la gestion d’actifs, qui pèse environ 16 500 milliards de livres sterling pour près de 2 600 sociétés, attendait ce texte pour cadrer ses propres expérimentations.

    Les détails de la proposition de la FCA

    Le PS26/7 autorise les sociétés de gestion à tenir le registre des investisseurs sur la blockchain via le modèle dit “Blueprint”. La FCA confirme que les registres de transactions on-chain peuvent servir de livres principaux pour les opérations sur les unités, sans imposer de double tenue hors chaîne complète, à condition de mettre en place des “plans de résilience appropriés”.

    Le régulateur s’appuie ici sur une expérience déjà engagée : il a utilisé le Blueprint pour homologuer les premiers organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) tokenisés au Royaume-Uni. Conséquence pratique, les fonds autorisés peuvent désormais maintenir leur registre sur des réseaux DLT publics, sous réserve que leurs contrôles répondent aux normes de la FCA.

    L’autre nouveauté du texte tient en trois lettres : D2F, pour “Direct-to-Fund”. Ce modèle de négociation, optionnel, fait du fonds ou de son dépositaire la contrepartie directe des transactions des investisseurs, à la place du gestionnaire. Les opérations se règlent en une seule étape, où les unités sont émises ou annulées contre du cash circulant directement entre l’investisseur et le fonds. La FCA y voit un gain d’efficacité opérationnelle et un alignement plus simple avec le règlement on-chain.

    John Allan, directeur de l’unité innovation et opérations à l’Investment Association, salue pour sa part une avancée alignée avec les besoins de l’industrie, en particulier sur les modèles de chaînes publiques et l’usage d’outils numériques de cash pour les opérations courantes.

    Le gouvernement britannique poursuit en parallèle son chantier global sur les cryptos. La FCA avait notamment publié en septembre dernier une consultation publique sur les règles de lutte contre le blanchiment d’argent, signe que Londres veut continuer à muscler sa position de hub financier sans laisser le secteur crypto hors des clous.

  • XRP en zone FOMO : Rakuten Pay enflamme le sentiment social, le cours boude la fête

    Le ratio commentaires positifs/négatifs autour du XRP a basculé dans la zone rouge des indicateurs Santiment, et historiquement, le scénario qui suit est rarement celui qu’espèrent les détenteurs. L’indicateur a grimpé à 3,9 le 29 avril, son plus haut depuis le 19 mars, soit la veille d’un repli marqué.

    Pour ceux qui auraient raté l’épisode précédent, la mécanique des indicateurs de sentiment fonctionne à rebours. Lorsque le bavardage social atteint la fameuse zone « FOMO » (Fear of Missing Out, soit la peur de rater le train), Santiment y voit un signal contrariant. La logique est cruelle mais documentée : les acheteurs qui poussent la vague sociale finissent par manquer de munitions, et le cours consolide ou corrige dans les jours qui suivent. La précédente flambée de l’indicateur, le 19 mars, avait précédé un repli net du token.

    FOMO sapiens : Rakuten ouvre les portes à 44 millions de Japonais

    Le détonateur de cette euphorie a une adresse identifiable, et elle se trouve à Tokyo. Depuis le 15 avril, Rakuten Wallet a intégré le XRP à son application Rakuten Pay, le portefeuille électronique qu’utilisent près de 44 millions de Japonais pour régler leur café ou leur billet de Shinkansen. L’opération permet à ces utilisateurs de convertir leurs points Rakuten en XRP, de spot-trader le token dans l’application, et de dépenser ces XRP via Rakuten Cash chez plus de 5 millions de commerçants à travers l’archipel.

    Le calibre de l’opération mérite qu’on s’y attarde. Rakuten dispose d’un stock circulant de plus de 3 000 milliards de points de fidélité, soit environ 23 milliards de dollars aux conversions actuelles. Toute cette poche de valeur dormante peut désormais s’écouler vers la quatrième cryptomonnaie par capitalisation. Tatsuya Kohrogi, responsable du développement chez Ripple, a qualifié la manœuvre de « l’un des jalons les plus significatifs pour XRP ». Le marché a mis deux semaines à digérer l’information avant que la fièvre ne monte sur les réseaux.

    Le graphique, lui, raconte une histoire moins lyrique

    Pendant que X (ex-Twitter) s’enthousiasme, le cours ne suit pas. Jeudi, le XRP s’échangeait à 1,37 dollar, en repli de 2,1 % sur 24 heures et de 3,7 % sur la semaine. Une divergence qui fait le bonheur des analystes contrariens : la chaleur sociale ne se traduit pas par une reprise des prix, ce qui colle à la grille de lecture habituelle de Santiment.

    Pour rappel, le 29 mars dernier avait offert l’image inverse. Le sentiment plongeait alors dans la zone FUD (Fear, Uncertainty, Doubt) et le rebond avait suivi. Depuis le début 2026, le schéma tient : le sentiment des foules précède le prix de 24 à 72 heures, et les extrêmes ont marqué bien plus souvent des renversements que des continuations.

    Ce qu’il reste à surveiller

    Le XRP a passé l’essentiel du mois d’avril coincé entre 1,37 et 1,60 dollar. Une cassure nette de l’un ou l’autre côté tranchera la question : l’intégration Rakuten est-elle l’amorce d’une revalorisation durable, ou un titre de plus voué à se dissoudre dans le bruit du graphique ? La fenêtre promotionnelle Rakuten se referme le 15 mai. À cette date, le marché saura combien d’utilisateurs auront converti leurs points en XRP, et si le cours du XRP en sortira renforcé.

  • XRP back in the FOMO zone: Rakuten Pay lights up Japanese retail, Santiment hits the brakes

    The dial just spun all the way over to “everyone’s buying”, which on XRP usually means it’s time to sell.

    On April 29, Santiment’s positive-to-negative sentiment ratio on the token spiked to 3.9, deep into what the firm bluntly calls the FOMO Zone. Highest reading since March 19. And, inconveniently for the bulls, second-highest bullish sentiment XRP has logged on social media in the past two years.

    The historical pattern, mapped out by Santiment through 2026, is monotonous to the point of being awkward. Every time crowd commentary went vertical, the price did the opposite within hours or days. March 19 FOMO spike: pullback. February 5 and March 29 FUD lows: relief rallies. April 29 reading: same setup, same script.

    Rakuten Pay turns XRP into Japan’s everyday checkout option

    The trigger has a name, and it isn’t technical analysis. On April 13, Tatsuya Kohrogi, Ripple’s Senior Ecosystem Growth Manager, announced what he framed as one of the most significant XRP milestones to date: the integration of XRP into Rakuten Pay’s full ecosystem.

    The numbers are the kind PR teams write home about. 44 million Rakuten Pay users. Five million merchant locations across Japan accepting QR-code payments. And, sitting on top, around three trillion Rakuten loyalty points worth roughly $23 billion, now convertible into XRP through Rakuten Wallet. Users can convert points, spot trade XRP in-app, and pay with the token at the corner store. As Kohrogi put it, “Rakuten Pay isn’t a crypto-native app, it’s Japan’s everyday commerce platform”. The whole pitch being precisely that it isn’t a niche wallet, but a mass-market fintech rail.

    To sweeten the launch, Rakuten Wallet is running a promotion: buy 30,000 yen or more in XRP and pocket 500 yen worth of bonus XRP, push to 100,000 yen and the kickback rises to 1,500 yen. Standard retail playbook, applied to a token that until recently was mostly a chart on a screen.

    ETFs are accumulating, retail is celebrating, the price is doing neither

    This is where the timelines diverge in interesting ways. SoSoValue data shows XRP spot ETF inflows surged 63% in a single day, around $3.59 million net. Funds are buying around $1.35 to $1.40, which happens to be roughly the price retail traders are now chasing in the name of Japanese adoption. Same asset, two very different entry psychologies.

    Meanwhile the spot price is doing what FOMO readings tend to predict: not much, and slightly down. XRP traded at $1.37 on Thursday, down 1.77% over 24 hours and 3.66% on the week, with a market capitalization around $84 billion and 62 billion tokens in circulation. The asset has shed roughly 55% of its market value over the past nine months, even though April will close green and snap a six-month red streak that had tied its longest losing run since 2014.

    The macro backdrop adds a layer worth noting. Japanese policymakers are currently weighing a reform that would cut cryptocurrency capital gains tax from 55% to 20%, which would bring the local framework into roughly the same neighborhood as the rest of the developed world. Add Ripple’s recent tie-ups with Kyobo Life Insurance on tokenized bond settlement and K-Bank in South Korea on blockchain payments, and the Japan-Korea axis is starting to look less like a list of press releases and more like an actual strategy.

    XRP has spent most of April pinned between $1.37 and $1.60, with $1.51 standing as the resistance to crack and $1.80 floated as the May target if a triple-bottom plays out. The XRP Las Vegas 2026 conference kicks off the same day the FOMO reading peaked, which is either fitting timing or the worst possible one, depending on how the next 72 hours go.

    The contrarian read writes itself. When 44 million Japanese users have just discovered XRP and Crypto Twitter is unanimous, history says the smart move is to wait for the room to go quiet again before pressing buy. Whether this time is the breakout that proves the rule wrong, or one more line on Santiment’s chart of unanimous mistakes, will be settled at $1.51 or $1.27.

  • Crypto et blanchiment d’argent : le descendant de Cartier écope de 8 ans de prison

    Huit ans ferme. En mai 2024, Maximilien de Hoop Cartier était arrêté pour son rôle dans une affaire de blanchiment liée à un trafic de drogue. Le descendant de la célèbre famille de joailliers français a plaidé coupable en octobre dernier. Ce 28 avril, la justice américaine vient de le condamner à 8 ans de prison.

    Le descendant de la famille Cartier a blanchi 470 millions de dollars via des cryptos

    Comme nous l’avions vu lors de son arrestation l’année dernière, Maximilien de Hoop Cartier était accusé d’avoir blanchi des centaines de millions de dollars provenant du trafic de drogue d’un cartel colombien.

    Selon le communiqué du procureur fédéral du district sud de New York, le descendant de la famille Cartier a été reconnu coupable d’avoir opéré un bureau de change de cryptomonnaies sans licence, qui a permis de blanchir plus de 470 millions de dollars de fonds illicites.

    Après avoir plaidé coupable en octobre 2024, Maximilien de Hoop Cartier a été condamné ce 28 avril à 8 ans de prison par la juge fédérale Mary Kay Vyskocil.

    Une entreprise écran pour blanchir les fonds d’un cartel colombien

    Pour blanchir cet argent sale, le descendant de la famille de joailliers a utilisé une société écran basée aux États-Unis, et a ouvert plus d’une douzaine de comptes bancaires au nom de cette société.

    Pour garder ces comptes ouverts, Maximilien de Hoop Cartier a menti aux institutions financières en leur faisant croire que sa société était un éditeur et un développeur de logiciels. Il a également falsifié des contrats, des factures et des documents pour faire passer ses transactions pour légitimes.

    Dans les faits, il recevait l’argent de la drogue en cryptomonnaies, le convertissait en dollars, le déposait sur les comptes de sa société écran, puis le transférait vers d’autres comptes liés au cartel colombien. L’argent était ensuite retiré en monnaie locale en Colombie.

    En plus de sa peine de prison, Maximilien de Hoop Cartier a été condamné à restituer environ 2,36 millions de dollars, soit les commissions perçues pour son activité de blanchiment. La juge a aussi ordonné la confiscation de plusieurs comptes bancaires détenus par sa société écran.

    Si le descendant de la famille Cartier a été condamné pour avoir aidé un réseau criminel, d’autres sont eux-mêmes à la tête de ces réseaux. En France, la justice a récemment mis en examen 88 personnes, dont 10 mineurs, pour des attaques violentes visant des investisseurs en bitcoins et autres cryptos.

  • Cartier descendant gets 8 years in prison for laundering $470 million through crypto

    A federal court in New York has handed down an eight-year prison sentence to Maximilien de Hoop Cartier, a descendant of the famed French jewelry dynasty, for running an unlicensed over-the-counter cryptocurrency exchange that moved more than $470 million in drug proceeds from the United States to Colombia.

    According to the U.S. Attorney’s Office for the Southern District of New York, Cartier had previously pleaded guilty to one count of operating an unlicensed money transmitting business and one count of conspiracy to commit bank fraud. He was sentenced on Tuesday.

    A network of shell companies disguised as tech firms

    Prosecutors said Cartier built a sprawling laundering operation around U.S.-based shell companies and more than a dozen U.S. bank accounts. To keep those accounts open, he told financial institutions that the entities were software publishers and software developers. The reality was far less innocent. The shells served as conduits for drug money and other criminal proceeds, with Cartier producing forged contracts, fake invoices and fabricated records to make every transaction look legitimate to compliance teams.

    The mechanics of the scheme followed a consistent pattern. Cartier received drug money in cryptocurrency, converted it into hard cash, deposited the dollars into the shell company accounts he controlled, and then moved the funds to other nodes of the laundering network. The cash was eventually pulled out in local currency in Colombia.

    The case has been on prosecutors’ radar for years. The original charges in May 2024 named Cartier and three Colombian co-conspirators, with two additional Colombian nationals charged for conspiracy to import more than 100 kilograms of cocaine into the United States. Cartier was arrested in Miami, where he was allegedly coordinating with a Colombian drug cartel and laundering proceeds primarily through over-the-counter USDT trades.

    $2.36 million in forfeiture and the 2021 seizure that almost worked

    In addition to the prison sentence, the court ordered Cartier to forfeit roughly $2.36 million, the amount representing the commissions he pocketed for running the laundering pipeline. The judge also ordered the forfeiture of specific bank accounts held in the names of the shell companies.

    The sentencing closes a chapter that began long before the 2024 indictment. Back in April 2021, authorities seized about $937,000 in drug trafficking proceeds from Cartier’s shell company accounts. At the time, Cartier and his lawyers managed to recover part of that money by claiming the businesses had functioning anti-money laundering and know-your-customer procedures. Prosecutors say those claims and the supporting business records were fabricated. Cartier later admitted to federal agents that he had lied to banks about his role as a crypto exchange operator.

    A wider crackdown on crypto-linked crime

    The Cartier sentencing lands as law enforcement around the world steps up pressure on crypto-related criminal networks. In France, prosecutors have charged 88 individuals, including 10 minors, in connection with a series of kidnappings and extortions targeting cryptocurrency holders. Those charges relate to 12 separate ongoing judicial investigations.

    The contrast is telling. On one side, sophisticated laundering operations using shell entities and OTC desks. On the other, brutal physical attacks aimed at forcing victims to hand over their wallets. Both reflect the same underlying reality: as crypto continues to attract serious money, it also continues to attract serious crime, and the legal response is sharpening.


    Learn more:
    1. [Cartier Heir Caught in Drug Ring’s Crypto-Money Laundering Scheme | by Observers.com | Coinmonks | Medium](https://medium.com/coinmonks/cartier-heir-caught-in-drug-rings-crypto-money-laundering-scheme-391e952c011c)
    2. [US Crypto Money Laundering Indictment Reflects Increased Enforcement Efforts](https://insightcrime.org/news/us-crypto-money-laundering-indictment-reflects-increased-enforcement-efforts/)
    3. [Cartier Jewelry Heir Arrested in Crypto Money Laundering Case | the Centurion | the Centurion](https://news.centurionjewelry.com/articles/detail/cartier-jewelry-heir-arrested-in-crypto-money-laundering-case)
    4. [Cartier Heir Caught Laundering Crypto In 100KG Cocaine Bust – DailyCoin](https://dailycoin.com/cartier-heir-caught-laundering-crypto-in-100kg-cocaine-bust/)
    5. [Heir to Cartier empire arrested for attempted money laundering using USDT](https://crypto.news/heir-to-cartier-empire-arrested-for-attempted-money-laundering-using-usdt/)
    6. [Cartier jewelry heir arrested for laundering drug money with USDT](https://protos.com/cartier-family-member-arrested-for-laundering-drug-money-with-tether-1/)
    7. [Cartier Heir Caught in Crypto Money Laundering Scandal: Impact on Bitcoin (BTC) and Ethereum (ETH) | COINOTAG NEWS](https://cryptonews.net/news/security/28980522/)
    8. [Dark Bling: Heir To Jewelry Giant Cartier Indicted In Cocaine And Crypto Scandal](https://biztoc.com/x/5abd187ce02e0f3f)
    9. [Charged With Crypto Laundering Colombian Drug Funds Max Cartier Asks Bail US Opposes](https://www.innercitypress.com/sdny97cvyskocilcartiericp120524.html)
    10. [Cartier: USDT to launder money from drug trafficking.](https://en.cryptonomist.ch/2024/05/08/cartier-used-usdt-for-money-laundering-from-drug-trafficking/)

  • Qu’est-ce qu’Ethereum (ETH) ? La blockchain programmable à l’origine de la DeFi et des smart contracts

    Qu’est-ce qu’Ethereum (ETH) ? La blockchain programmable à l’origine de la DeFi et des smart contracts

    Ethereum (ETH) est la principale blockchain programmable de seconde génération, lancée en juillet 2015 et propulsée par la machine virtuelle EVM (Ethereum Virtual Machine). Elle introduit les smart contracts et constitue la base de la DeFi (Decentralized Finance), des NFT et des applications décentralisées (DApps). Le token natif ETH alimente les frais, sécurise le réseau via le Proof-of-Stake depuis The Merge (septembre 2022) et sert de réserve de valeur. Au moment de la rédaction (mars 2026), Ethereum affiche un Total Value Locked (TVL) DeFi d’environ 59 milliards de dollars, une capitalisation de plus de 270 milliards de dollars et héberge environ 46 % de la supply en staking.

    Actualité — Mars 2026 : BlackRock a lancé l’iShares Staked Ethereum Trust ETF (ETHB) sur Nasdaq, premier ETF crypto intégrant le staking. Le fonds stake 70 à 95 % des ETH détenus via Coinbase et redistribue 82 % des récompenses aux actionnaires. Cette initiative marque un tournant dans l’acceptation réglementaire américaine des produits crypto à rendement.

    Qu’est-ce qu’Ethereum ?

    Ethereum est une blockchain de layer 1 (L1) programmable, conçue pour exécuter des applications décentralisées via des smart contracts. Contrairement à Bitcoin, focalisé sur les transferts de valeur, Ethereum permet de déployer du code immuable sur la chaîne, exécuté de manière déterministe par tous les nœuds. Le réseau est né en juillet 2015 après une vente de tokens (ICO) en août 2014 ayant levé 18,4 millions de dollars.

    Techniquement, Ethereum s’appuie sur l’EVM (Ethereum Virtual Machine), machine virtuelle Turing-complète qui exécute des bytecodes compilés depuis des langages comme Solidity ou Vyper. L’EVM garantit l’uniformité des calculs entre tous les participants. Depuis The Merge en septembre 2022, Ethereum a abandonné le Proof-of-Work au profit du Proof-of-Stake (PoS) : les validateurs mettent en jeu 32 ETH minimum pour proposer et attester des blocs. L’émission d’ETH a chuté d’environ 88 %, passant de ~13 000 ETH/jour pour les mineurs à ~1 700 ETH/jour pour les validateurs (ethereum.org).

    La mise à niveau Dencun (mars 2024) a introduit EIP-4844 (Proto-Danksharding), qui permet aux rollups de publier des « blobs » de données temporaires à moindre coût plutôt que du calldata permanent. Cette évolution réduit significativement les frais des layer 2 et renforce l’approche « rollup-centric » d’Ethereum (Ethereum Foundation).

    Au moment de la rédaction (mars 2026), Ethereum affiche un TVL DeFi d’environ 59 milliards de dollars sur la chaîne principale, soit environ 45 à 68 % du TVL global selon les périmètres. Les stablecoins représentent environ 162 milliards de dollars sur Ethereum. Plus de 77 millions d’ETH sont stakés (près de 46,6 % de la supply), soit une valeur verrouillée d’environ 256 milliards de dollars (TradingPedia). La capitalisation d’ETH dépasse 270 milliards de dollars.

    L’écosystème Ethereum : DeFi, Layer 2 et cas d’usage

    DeFi et protocoles majeurs

    Ethereum reste la colonne vertébrale de la DeFi. Les principaux protocoles en TVL incluent Lido (staking liquide avec stETH), Uniswap (DEX leader), Aave et Compound (lending), MakerDAO (émission de DAI), Curve (marchés de stablecoins), ainsi que des agrégateurs de yield comme Yearn. Le volume DEX sur Ethereum dépasse 10 milliards de dollars sur 7 jours et le volume perpétuel avoisine 10 milliards de dollars hebdomadaires (DefiLlama). Lido détient environ 24 % de l’ETH staké, dominant le segment des Liquid Staking Derivatives (LSD).

    Layer 2 et scalabilité

    Face aux contraintes de débit et de coût du mainnet, Ethereum a adopté une stratégie de scalabilité par layer 2 (L2). Les rollups Optimistic (Arbitrum, Optimism, Base) et ZK (zkSync, Starknet, Linea) exécutent les transactions hors chaîne et publient les preuves ou données compressées sur Ethereum. L’EIP-4844 a drastiquement réduit le coût de publication des données pour les L2. Selon le rapport State of Ethereum L2 Ecosystem (mars 2026), Base et Arbitrum représentent respectivement 46,6 % et 30,9 % du TVL DeFi des L2, avec un TVL cumulé L2 d’environ 8 à 9 milliards de dollars.

    NFT, RWA et institutionalisation

    Ethereum héberge l’essentiel du marché des NFT (OpenSea, Blur, etc.) et constitue la principale infrastructure pour la tokenisation d’actifs réels (RWA). Des institutions comme BlackRock et Deutsche Bank utilisent Ethereum pour des produits structurés et des stablecoins institutionnels. Les ETF spot Ethereum approuvés par la SEC en juillet 2024 ont renforcé l’adoption institutionnelle ; BlackRock capturerait environ 55 % du marché des ETF ETH en 2025.

    Logo Ethereum ETH - blockchain programmable pour smart contracts et DeFi
    Logo Ethereum (ETH) — Source : CoinGecko

    Quels sont les rôles et les Tokenomics du token ETH ?

    Le token ETH remplit plusieurs fonctions : paiement des frais de gas pour exécuter des transactions et des smart contracts ; sécurisation du réseau via le staking (32 ETH minimum par validateur) ; et réserve de valeur dans l’écosystème crypto. Les frais suivent le modèle EIP-1559 : une base fee est brûlée, réduisant l’offre, tandis qu’une priority fee rémunère le validateur.

    Depuis The Merge, l’inflation nette dépend du rapport entre l’émission (~1 700 ETH/jour aux validateurs) et le burn. Lorsque le gas moyen dépasse environ 16 gwei sur une journée, le burn compense l’émission et le réseau devient déflationnaire pour cette période (ethereum.org). L’offre totale d’ETH est dynamique et a connu des périodes de contraction nette lors des pics d’activité.

    La distribution initiale de l’ICO (2014) s’articulait ainsi, d’après les données historiques :

    Catégorie Part
    Participants à l’ICO ~60 % (60 millions d’ETH vendus)
    Ethereum Foundation ~12 % — développement écosystème
    Contributeurs early ~12 %
    Mineurs / validateurs Récompenses de blocs (issuance continue)

    L’offre en circulation avoisine 120 à 122 millions d’ETH selon les données Etherscan. Environ 46,6 % de la supply est verrouillée dans le contrat de staking, avec un ratio dépôts/retraits favorable au staking (environ 2:1 en faveur des dépôts). Les taux de récompense des validateurs oscillent autour de 2,85 à 3,5 % selon le pourcentage d’ETH staké.

    Comment acheter ETH ?

    ETH est l’une des cryptomonnaies les plus liquides et accessibles. Bybit propose des paires ETH/USDT et ETH/EUR avec des frais compétitifs et une interface adaptée aux traders (Bybit). Binance reste le leader mondial en volume spot et offre une large gamme de paires pour ETH. Kraken, basée aux États-Unis, est appréciée pour sa conformité réglementaire et son option de staking intégrée.

    Pour acheter ETH : créez un compte sur la plateforme choisie, complétez la vérification d’identité (KYC), déposez des fonds (fiat ou crypto), puis passez un ordre d’achat sur le marché spot (ETH/USDT ou paire équivalente). Les utilisateurs avancés peuvent aussi acheter via des DEX comme Uniswap en se connectant avec un wallet (MetaMask, etc.).

    L’investissement en cryptomonnaies comporte des risques élevés (volatilité, perte en capital, évolution réglementaire). Ne misez que des montants que vous pouvez vous permettre de perdre et vérifiez le statut réglementaire des plateformes dans votre juridiction (AMF en France, etc.).

    Qui développe Ethereum ?

    Ethereum a été cofondé par Vitalik Buterin, développeur et chercheur, qui en reste la figure intellectuelle centrale. Le Ethereum Foundation (EF), organisation à but non lucratif établie en Suisse, coordonne le développement et le financement de la recherche. Depuis mars 2025, l’EF a adopté une nouvelle structure de gouvernance : Hsiao-Wei Wang et Tomasz K. Stańczak sont co-directeurs exécutifs, Aya Miyaguchi préside la fondation, et Vitalik Buterin siège au conseil en tant que fondateur, apportant des orientations techniques (Ethereum Foundation Blog).

    Le développement est décentralisé : des équipes comme Nethermind, Geth, Lighthouse, Prysm et d’autres clients implémentent les spécifications discutées via les EIP (Ethereum Improvement Proposals). La fondation ne contrôle pas le protocole ; les mises à jour sont validées par consensus des développeurs et des validateurs.

    Notre avis

    Ethereum conserve une position dominante dans la blockchain programmable : plus grande base de développeurs, écosystème DeFi le plus mature, adoption institutionnelle via les ETF et la tokenisation RWA. The Merge a renforcé la soutenabilité (émission réduite de 88 %), et les mises à niveau comme Dencun ont accéléré le développement des layer 2. Le staking massif (près de 47 % de la supply) renforce la sécurité et crée une dynamique de rareté.

    En revanche, les frais du mainnet restent élevés lors des pics de congestion, ce qui pousse une partie de l’activité vers les L2 ou d’autres chaînes (Solana, etc.). La concentration du staking via Lido (24 %) soulève des questions de décentralisation. La concurrence des L1 alternatifs et l’évolution réglementaire (MiCA, SEC) peuvent impacter la valorisation.

    Verdict : Ethereum reste la référence pour les smart contracts et la DeFi, avec une feuille de route technique solide et une adoption institutionnelle croissante. À court terme, les ETF (y compris le nouveau fonds staking de BlackRock) et la dynamique du staking soutiennent la demande. À moyen terme, le succès de l’écosystème L2 et la poursuite des mises à niveau (Pectra, futurs EIP) détermineront la capacité d’Ethereum à conserver son leadership face à une concurrence accrue.

    Pour approfondir : DeFi, Layer 2, EVM, Smart contracts.

  • Qu’est-ce que Sonic (S) ? Découvrez le layer 1 EVM à haute performance de l’équipe Fantom

    Sonic (S) est une blockchain de layer 1 compatible EVM (Ethereum Virtual Machine) lancée en décembre 2024 par l’équipe à l’origine de Fantom Opera. Elle vise un débit théorique d’environ 10 000 transactions par seconde avec une finalité inférieure à la seconde, grâce à la SonicVM optimisée. Le token natif S alimente les frais, le staking, la gouvernance et remplace FTM au ratio 1:1. Au moment de la rédaction (mars 2026), Sonic a atteint jusqu’à plus de 560 millions de dollars en Total Value Locked (TVL) et plus de 2 milliards de dollars en volume DEX cumulé.

    Actualité — Début 2026 : Sonic Labs a publié sa feuille de route stratégique pour 2026. Le projet Spawn, plateforme de génération de smart contracts par IA annoncée en juillet 2025, est en phase de tests internes. Sonic n’a aucun déblocage VC prévu et est totalement dilué. Un fonds de développement diversifié (tokens natifs, stablecoins, obligations du Trésor, actifs numériques) assure la pérennité du réseau (Sonic Labs Blog).

    Qu’est-ce que Sonic ?

    Sonic est une blockchain layer 1 (L1) déployée le 18 décembre 2024 par la Fantom Foundation, qui a créé la Sonic Foundation et Sonic Labs pour piloter ce nouveau réseau (CoinDesk). C’est une évolution technique majeure de Fantom Opera, conçue pour résoudre les limites d’une mise à niveau sur chaîne vivante.

    Techniquement, Sonic repose sur la SonicVM, une machine virtuelle optimisée compatible EVM qui exécute des smart contracts Solidity et Vyper sans modification, avec des coûts en gas réduits. Le débit atteint environ 10 000 TPS en conditions réelles et jusqu’à 396 000 TPS théoriques pour les transferts ERC-20 en tests. La finalité est inférieure à la seconde. SonicDB, base de données avec live pruning, supprime automatiquement les données historiques pour alléger le stockage des validateurs.

    L’offre principale est la Fee Monetization (FeeM) : les développeurs peuvent capturer jusqu’à 90 % des frais générés par leurs applications, sans lancer de chaîne dédiée. Les frais suivent un modèle Base Fee + Priority Fee similaire à EIP-1559, mais 90 % des frais vont au trésor FeeM pour les builders, et 10 % aux validateurs (Sonic Documentation).

    Au moment de la rédaction (mars 2026), le TVL DeFi (Decentralized Finance) oscille entre 37 et 565 M$ selon les périmètres (DefiLlama, Messari Q4 2024). Le volume DEX cumulé dépasse 2,3 Md$ depuis le lancement. Les adresses actives quotidiennes moyennes approchent 25 650, avec plus de 740 000 portefeuilles uniques. Les transactions cumulées dépassent 26 millions, avec un pic journalier à environ 980 000 en janvier 2025. Le marché des stablecoins représente environ 112 à 139 M$ (USDC.e dominant).

    Le Sonic Gateway est le pont officiel entre Ethereum et Sonic. Il inclut un mécanisme fail-safe : en cas de défaillance prolongée du pont ou de la chaîne, les utilisateurs peuvent retirer leurs actifs natifs sur Ethereum après 14 jours (Sonic Labs Blog).

    L’écosystème Sonic : DeFi, DEX et développeurs

    Selon le rapport Messari Q4 2024, les principaux protocoles en TVL sont Silo (lending, ~183 M$), Avalon Labs (~130 M$), Shadow Exchange (DEX natif, ~87 M$, environ 30 % des transactions et frais du réseau), Beets (~48 M$) et SwapX (~43 M$).

    Le volume DEX cumulé dépasse 2,3 Md$. WAGMI domine avec environ 54 % du marché, suivi de Shadow (~36 %). Le gaming progresse : Sacra contribue à environ 8 % de l’activité on-chain (Messari).

    Le Innovator Fund alloue jusqu’à 200 millions de tokens S pour attirer des projets et partenaires. L’intégration avec Curve, Pendle, Equalizer, Chainlink, Dune, Safe et Alchemy renforce l’infrastructure. Plus de 2,6 millions de S ont été gagnés par les builders via FeeM au moment de la rédaction (Sonic Labs Blog).

    Quels sont les rôles et les Tokenomics du token S ?

    Le token S est le token natif de Sonic, remplaçant FTM au ratio 1:1 sur Fantom Opera. Il sert aux frais réseau (paiement du gas), au staking via délégation aux validateurs sur MySonic (période de unbonding de 14 jours), à la sécurisation du réseau par les validateurs et à la gouvernance via les votes sur les propositions.

    L’offre totale actuelle avoisine 3,8 milliards de S. La distribution et les émissions s’articulent selon le tableau ci-dessous, d’après la documentation officielle :

    CatégorieDétails
    Institutional Expansion50 M$ (ETF), 100 M$ (Nasdaq DAT), 150 M S pour Sonic USA ; première émission 472,4 M S (sept. 2025)
    Airdrop190,5 M S en phases, burn déflationniste ; premières distributions ~89,8 M S (juil. 2025)
    Ongoing Funding47,6 M S/an pendant 6 ans ; burn des tokens non utilisés en fin d’année
    Block rewardsRécompenses migrées d’Opera (~70 M tokens/an sur 4 ans) ; cible APR 3,5 % à 50 % stakés

    Sonic ne possède aucun déblocage VC et est totalement dilué. Les taux de récompense des validateurs s’ajustent au pourcentage de S staké : plus il y a de stake, plus l’APR baisse (ex. 1,75 % si 100 % stakés, 7 % si 25 % stakés).

    Logo Sonic S - blockchain layer 1 EVM haute performance
    Logo Sonic (S) — Source : CoinGecko

    Comment acheter le token S ?

    Le token S est listé sur plusieurs exchanges centralisés (CEX) majeurs : Binance, Coinbase, Kraken, OKX, KuCoin, Bybit, Gate.io et MEXC (Coinbase, Binance).

    1. Créer un compte sur la plateforme choisie
    2. Effectuer la vérification d’identité (KYC)
    3. Déposer des fonds (fiat ou crypto)
    4. Passer un ordre d’achat sur le marché spot (S/USDT ou paire équivalente)

    L’investissement en cryptomonnaies comporte des risques élevés (volatilité, perte en capital, évolution réglementaire). Ne misez que des montants que vous pouvez vous permettre de perdre et vérifiez le statut réglementaire des plateformes dans votre juridiction (AMF en France, etc.).

    Qui développe Sonic ?

    Sonic est développé par Sonic Labs, entité créée en 2024 par la Fantom Foundation. Michael Kong est cofondateur et CEO : diplômé en informatique de l’Université de Sydney, où il a publié des recherches sur la sécurité des smart contracts, ancien ingénieur chez Block8, il est impliqué dans le projet depuis 2018 (DL News). Andre Cronje, créateur de Yearn Finance et figure centrale de la DeFi, est revenu en tant que CTO en 2023 (Resonance). L’équipe compte plus de 50 spécialistes. Sonic USA LLC, basée à New York, gère les relations réglementaires. En mai 2025, Sonic a levé 10 M$ en tour stratégique auprès de Galaxy Digital (DefiLlama).

    Notre avis

    Sonic bénéficie d’une technologie solide : SonicVM, 10 000+ TPS, finalité sub-seconde, compatibilité EVM complète. La Fee Monetization (90 % pour les développeurs) est un modèle attractif pour les builders. Le pont Sonic Gateway, sécurisé avec fail-safe, renforce la confiance. L’équipe expérimentée (Fantom, Andre Cronje) et le fonds de développement diversifié, sans unlocks VC, offrent une assise durable. L’écosystème DeFi (Silo, Avalon, Shadow Exchange) et le volume DEX sont en croissance.

    En revanche, le marché des layer 1 est très concurrentiel (Solana, Base, Arbitrum). Le TVL et le volume peuvent varier fortement selon les conditions de marché. Le projet Spawn (IA pour smart contracts) est encore en phase de test interne. Des transitions récentes de leadership (Mitchell Demeter, Evan Owens) et la recherche d’un nouveau CEO introduisent des incertitudes.

    Verdict : Sonic offre une proposition technique claire et une offre économique favorable aux développeurs (FeeM, Innovator Fund). L’héritage Fantom et l’implication d’Andre Cronje renforcent la crédibilité. À court terme, la consolidation de l’écosystème et le succès de l’intégration institutionnelle (DAT, ETF) seront des leviers déterminants. Pour les investisseurs, il convient de surveiller l’adoption réelle des DApps, la croissance du TVL et l’évolution du cours de S dans un environnement de L1 très compétitif.

    Pour approfondir : DeFi, Layer 2, EVM.

  • Qu’est-ce que Tron (TRX) ? La blockchain dominante pour les stablecoins et les paiements

    Tron (TRX) est une blockchain de layer 1 fondée en 2017 par Justin Sun, devenue l’infrastructure de référence pour les transferts de stablecoins (notamment USDT) et les applications décentralisées. Son token natif TRX alimente les frais, le staking et la gouvernance via un consensus DPoS. Au moment de la rédaction (mars 2026), Tron héberge plus de 60 % du volume mondial de stablecoins et affiche plusieurs milliards de dollars en Total Value Locked (TVL).

    Actualité — Mars 2026 : TRON DAO a rejoint l’Agentic AI Foundation, initiative hébergée sous l’égide de la Linux Foundation, en tant que Gold Member. Cette adhésion vise à participer aux standards ouverts pour l’infrastructure des agents IA autonomes. Justin Sun a indiqué que l’intégration de l’intelligence artificielle serait une priorité stratégique pour Tron en 2026.

    Qu’est-ce que Tron ?

    Tron est une blockchain de layer 1 (L1) orientée paiements et stablecoins. Lancée initialement comme token ERC-20 sur Ethereum en 2017, elle a migré vers sa propre chaîne en juin 2018 lors d’un événement baptisé « Independence Day » par la fondation, comme le rapportait CoinDesk à l’époque.

    Techniquement, Tron s’appuie sur le consensus Delegated Proof of Stake (DPoS) avec 27 Super Representatives (SR) élus par la communauté pour produire les blocs et valider les transactions. Le réseau revendique un débit supérieur à 2 000 TPS et une compatibilité avec l’EVM via la Tron Virtual Machine (TVM), permettant de déployer des smart contracts écrits en Solidity après recompilation.

    Au moment de la rédaction (mars 2026), Tron affiche plus de 369 millions de comptes utilisateurs, environ 95 milliards de TRX en circulation (offre dynamique) et un TVL DeFi oscillant entre 6 et 24 milliards de dollars selon les périodes. Environ 65 % des transferts retail de USDT inférieurs à 1 000 $ transitent par Tron.

    La chaîne héberge les principales émissions de stablecoins (USDT, USDD, TUSD) et a signé un partenariat historique avec Tether pour USDT en 2019, ainsi qu’une intégration Samsung et l’acquisition de BitTorrent.

    L’écosystème Tron : DeFi, stablecoins et cas d’usage

    Tron s’impose comme le principal réseau pour les transactions en stablecoins. Selon les rapports 2025-2026, la chaîne gère plus de 60 % du volume global des stablecoins et héberge environ 81 milliards de dollars de stablecoins, USDT représentant la quasi-totalité.

    L’écosystème DeFi (Decentralized Finance) repose notamment sur JustLend DAO (protocole de lending avec plusieurs milliards de dollars en TVL), SUN.io (plateforme de trading et de liquidité, type DEX et yield farming) et USDD, stablecoin décentralisé adossé aux collatéraux du réseau Tron.

    Tron utilise un système de Bandwidth et d’Energy au lieu du modèle gas classique. Le staking de TRX accorde ces ressources et permet de réaliser des transactions gratuites. En cas de ressources insuffisantes, les frais sont payés en TRX brûlé, ce qui contribue à un effet déflationniste sur l’offre.

    Logo Tron TRX - blockchain layer 1 pour stablecoins et DeFi
    Logo Tron (TRX) — Source : CoinMarketCap

    Quels sont les rôles et les Tokenomics du token TRX ?

    Le token TRX sert au paiement des frais réseau, au staking et à la gouvernance (1 TRX staké = 1 TRON Power pour voter pour les 27 SR, élections toutes les six heures), à la génération de Bandwidth et Energy, et comme collatéral dans les protocoles de prêt (JustLend) et pour le backing de USDD.

    La distribution initiale se répartit comme suit, d’après les données CoinMarketCap :

    CatégoriePart
    TRON DAO34,3 % (34,3 Md TRX) — développement écosystème
    Vente publique~40 % (40 Md TRX)
    Vente privée et early investors25,7 % (25,7 Md TRX)

    L’offre est dynamique : de nouveaux TRX sont créés via les block rewards (8 TRX par bloc + 128 TRX de voting rewards), tandis que la combustion des frais de transaction réduit l’offre. Depuis mi-2022, le mécanisme de burn domine et l’offre totale est passée d’un pic d’environ 102 milliards à environ 95 milliards TRX au moment de la rédaction. Le unstaking impose une période d’attente de 14 jours.

    Comment acheter TRX ?

    TRX est coté sur la plupart des grandes plateformes d’échange centralisées (CEX) et décentralisées (DEX). Binance et Kraken figurent parmi les principaux CEX proposant TRX (Binance TRX/USDT, Kraken).

    1. Créer un compte sur la plateforme choisie
    2. Effectuer la vérification d’identité (KYC)
    3. Déposer des fonds (fiat ou crypto)
    4. Passer un ordre d’achat sur le marché spot (TRX/USDT ou paire équivalente)

    L’investissement en cryptomonnaies comporte des risques élevés (volatilité, perte en capital, évolution réglementaire). Ne misez que des montants que vous pouvez vous permettre de perdre et vérifiez le statut réglementaire des plateformes dans votre juridiction (AMF en France, etc.).

    Qui développe Tron ?

    Tron a été fondé par Justin Sun en septembre 2017. Diplômé de l’université de Pékin et de l’université de Pennsylvanie, Justin Sun a notamment été représentant de Ripple en Asie avant de lancer Tron.

    Initialement porté par la TRON Foundation (établie à Singapour), le projet a été restructuré en TRON DAO en janvier 2022, marquant une décentralisation progressive. Les 27 nœuds du réseau sont désormais gérés par la communauté. Le réseau compte plusieurs milliers de nœuds répartis à travers le monde.

    Notre avis

    Tron occupe une place centrale dans les transferts de stablecoins et les paiements retail, avec des frais faibles et un débit élevé. L’écosystème DeFi (JustLend, SUN.io) et les partenariats (Tether, Samsung, BitTorrent) renforcent son utilité. Le modèle économique TRX (burn vs émission) a produit une tendance déflationniste nette depuis 2022.

    En revanche, la perception de centralisation (27 SR, influence de Justin Sun) et les polémiques régulières autour du fondateur peuvent peser sur la réputation du projet. La dépendance forte à USDT expose Tron aux décisions de Tether et aux cadres réglementaires applicables aux stablecoins.

    Verdict : Tron s’affirme comme une infrastructure de paiement et de stablecoins avec une adoption réelle. À court terme, sa position dans les transferts transfrontaliers et le DeFi retail reste solide. À moyen terme, l’évolution réglementaire (MiCA, autres juridictions) et la concurrence d’autres L1 ou L2 pourraient redistribuer les cartes.

    Pour approfondir : DeFi, Layer 1, EVM.

  • Semaine 47 – Un rebond se prépare ?

    Bonjour à tous !

    La semaine dernière a été violemment baissière, je ne vous apprends rien.
    Après une chute aussi rapide, il est temps de passer en revue les charts pour y voir un peu plus clair.

    Analyse du marché :


    Marché global (TOTAL) : 

    En weekly tout d’abord, rebond technique sur la zone de l’ATH 2021, mais cassure nette de la ligne de tendance qui servait de support depuis 2023
    ➡️ La zone en rouge au-dessus du prix reste, pour moi, une zone d’exit plutôt que de rachat (sauf si BTC/ETH présentent un setup beaucoup plus propre). Il faudrait énormément de force pour traverser cette zone en ligne droite.Vu la chute brutale de ces derniers jours/semaines, les probabilités d’un rebond restent élevées.
    Et comme souvent après un dump agressif :
    ➡️ les rebonds sont violents,
    ➡️ ils laissent très peu de marge pour se positionner proprement,
    ➡️ et forcent les shorters à se racheter dans la panique.

    Bitcoin (BTC/USD – Weekly) :

    BTC rebondit sur le top de la consolidation mars/avril 2025, après un drawdown de –36 % depuis l’ATH à 126 000$.
    Ce retracement est un peu plus profond que les précédents du bullrun, mais pas extrême non plus.
    ➡️ Probabilité non négligeable que ce mouvement soit une correction forte dans un bull market, plutôt qu’un début de bear market.

    Si BTC réplique le type de rebond observé sur TOTAL, un retour vers 100 000 $ serait logique.

    À titre personnel :
    ➡️ Si on remonte en mode short squeeze vers 100 000 $, je réduirai l’exposition, même si le prix peut dépasser ensuite.
    Mieux vaut alléger sur résistance majeure et recharger plus haut en cas de vrai breakout.

    Rappel : nous sommes encore ~15 % sous cette zone, et beaucoup peut arriver en quelques jours / semaines.

    Ethereum (ETH/USD – 3D) :

    Rebond sur la consolidation de juin 2025.
    ➡️ La zone de sortie naturelle se situe vers 3 400 $, sauf si ETH/BTC montre un réveil exceptionnel.

    Ethereum (ETH/BTC – Daily) :

    Toujours en zone de rebond… mais sans véritable force.
    Les rebonds successifs sont de plus en plus faibles :

    • Pas d’intérêt à anticiper.
    • Le risk/reward deviendra excellent uniquement en cas de breakout.

    ➡️ Je préfère attendre une confirmation claire plutôt que d’acheter trop tôt.

    SOLANA (SOL/USD – Weekly) :

    SOL teste son support historique 2024–2025.
    C’est le blue chip qui a le plus souffert durant la baisse récente.
    ➡️ Les alertes de réduction autour de 200 $ ont été payantes.On pourrait pousser un peu plus bas :
    ➡️ Zone intéressante autour de 105 $ si nouvelle secousse baissière globale.

    SOLANA (SOL/BTC – Daily) :

    Toujours enfermé dans son biseau descendant.
    ➡️ Aucun breakout pour le moment : patience.

    SOLANA (SOL/ETH – Daily) :

    Signaux mixtes :

    • Une droite de tendance qui sert toujours de résistance,
    • Mais un higher low encourageant.

    S&P500 (Indice des 500 plus grosses entreprises américaines) :

    Rebond propre sur support, aucun breakdown.
    ➡️ Si le SPX confirme sa solidité : le rebond crypto aura plus de chances de s’exprimer.
    ➡️ En revanche, si le support casse : les cryptos souffriront fortement.
    (Rappel : les cryptos n’aiment pas les indices US en panique.)

    Funding :

    On retrouve du funding négatif sur de nombreux actifs du marché crypto global.
    ➡️ Historiquement, ce sont les zones où le marché crypto initie ses rebonds.

    En résumé :

    Tout converge vers un rebond potentiel cette semaine.
    Idéalement, quelques setups H1/H4 pourraient se dessiner, assez pour accompagner la remontée, mais sans tomber dans un trading trop actif.

    Comme toujours :

    • Je partagerai les setups sur le forum dès qu’ils se valident,
    • Et j’essaierai de faire des vidéos lorsque c’est possible,
    • Sinon, on en parlera demain soir dans le live hebdo.

    Bonne journée à tous, et excellente semaine ! 🚀