Author: Gabriel Montaut

  • Le Bitcoin clôture sous sa MM 200 semaines : alerte ou aubaine ? – Bitcoin 29 juin

    Le verdict hebdomadaire est tombé. Pour la première fois de ce cycle, le roi des cryptomonnaies a fermé sa bougie hebdomadaire sous sa moyenne mobile 200 semaines, un seuil de cycle rarement perdu. Le BTC évolue désormais autour des 59 400 $, son plus bas depuis 2024, sous la barre symbolique des 60 000 $. Un signal technique perturbant, mais historiquement familier selon certains analystes. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Performance : le roi des cryptos cède face au dollar, mais domine l’ether

    Voici le détail des variations multi-horizons du BTC face au dollar et à l’ether :

    Pair1H24H7D1M200D1Y
    BTC/USD0.09%-0.71%-6.63%-18.49%-33.64%-44.27%
    BTC/ETH0.11%-0.25%3.67%4.29%34.90%-13.51%

    Le constat est sévère face au billet vert. Le roi des cryptos lâche 0,71 % sur 24 heures, 6,63 % sur la semaine et près de 18,49 % sur un mois, portant la glissade à -33,64 % sur 200 jours et -44,27 % sur un an. Pourtant, le ratio BTC/ETH raconte une autre histoire : le BTC surperformerait l’ether de 3,67 % sur 7 jours, 4,29 % sur le mois et près de 35 % sur 200 jours. Autrement dit, le roi des cryptomonnaies semble mieux résister que sa rivale dans la tempête, même s’il recule de 13,51 % face à elle sur un an. Sa dominance se maintient d’ailleurs à 55,8 % (source : CoinGecko).

    MM 200 semaines : le support de cycle a cédé

    Cette moyenne mobile 200 semaines, située autour des 62 600 $ , fait office de plancher de cycle. Historiquement, ses contacts ont déclenché des réactions acheteuses marquées. Cette fois, le seuil a cédé. Le cours évolue désormais sous ce niveau, ce qui pourrait raviver le souvenir de 2022 et de sa volatilité baissière. Tout l’enjeu se résume à une question : rechute prolongée ou faux signal ? Tant que le BTC reste sous cette zone, le premier objectif haussier consisterait à reconquérir la MM 200 semaines, autour des 62 600 $. Côté on-chain, le MVRV à 1,13 (source : bitcoin-data.com) suggère que le marché flirte avec sa valeur réalisée, une zone parfois propice aux rebonds.

    Analyse technique court terme (4H) : les vendeurs gardent la main

    Sur l’unité 4 heures, le tableau reste fragile : le cours évolue sous ses moyennes mobiles exponentielles (EMA 9/18), empilées en configuration baissière autour des 60 000 $ (source : TradingView). Le RSI à 32 traîne proche du territoire de survente, signe d’un momentum vendeur essoufflé, mais pas encore inversé. La pression reste là.

    Deux scénarios se dessinent. Si le BTC parvenait à reprendre le seuil psychologique des 60 000 $, un retour vers la MM 200 semaines, autour des 62 600 $, deviendrait envisageable, avant la zone de réparation des 67 000-68 000 $. En revanche, si la zone des 59 400-59 500 $ venait à lâcher, un repli vers le support psychologique des 55 000 $ semblerait probable.

    À l’heure actuelle, le roi des cryptomonnaies navigue donc autour des 59 400 $, en terrain incertain. La reconquête de la MM 200 semaines vers les 62 600 $ ferait figure de niveau de relance crédible, tandis que la perte des 55 000 $ rouvrirait la porte à davantage de volatilité. Le climat reste d’ailleurs à l’Extreme Fear (indice à 12), un contexte qui a parfois précédé des points bas. Prudence reste de mise !

    L’actualité du Bitcoin qui compte

    • Les ETF spot BTC ont enregistré une sortie de 444,5 M$ le 26 juin, alors que le cumul historique reste massif à 51,658 Md$.
    • Strategy (MARA) a acheté 850 BTC pour 99,7 M$, portant ses réserves à 639 835 BTC, soit environ 47,3 Md$.
    • L’USDT atteint une prime de 8,5 % en Inde, conséquence d’une offre restreinte et d’un durcissement réglementaire local.
    • La capitalisation du Bitcoin se stabilise autour de 1,191 trillion de dollars, signe d’une liquidité encore résistante.
    • Côté macro, les indices américains tiennent (S&P 500 à 7 354 points, Nasdaq à 25 298), tandis que l’or grimpe de 1,13 % : le BTC, actif risqué, semble décrocher quand les valeurs refuges séduisent.

  • Le krach se confirme – Bitcoin 29 juin

    Plus de 440 millions de dollars sont sortis des ETF spot Bitcoin sur la dernière journée comptabilisée, pendant que le roi des cryptomonnaies plonge sous les 60 000 $ au contact direct de sa moyenne mobile 200 semaines. L’environnement macro vire au rouge. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Une performance qui vire au rouge sur tous les horizons

    Le BTC recule légèrement, avec une baisse de 0,30 % sur les dernières 24 heures. Mais c’est sur les horizons plus longs que le tableau s’assombrit nettement. Voici le détail des performances multi-horizons :

    Pair1H24H7D1M200D1Y
    BTC/USD-0.03%-0.30%-6.59%-18.44%-33.66%-44.21%
    BTC/ETH-0.08%-0.64%3.28%4.09%34.70%-13.87%

    Sur une semaine, le repli atteint 6,59 %. Sur un mois, la chute s’élève à 18,44 %. Et sur six mois, le roi des cryptos abandonne plus de 33 % face au dollar. La perte sur un an dépasse les 44 %. Pourtant, le ratio BTC/ETH raconte une autre histoire. Sur 7 jours, le BTC surperforme l’ether de 3,28 %. Sur un mois, l’écart grimpe à 4,09 %, et sur 200 jours, il atteint un impressionnant 34,70 %. Le roi des cryptomonnaies semble donc mieux résister que l’ether sur ces horizons, malgré la débâcle généralisée. Cette divergence pourrait refléter une rotation des hodlers vers le BTC en période de stress, même si la prudence reste de mise.

    Le contact décisif de la MM 200 semaines

    Le cours évolue actuellement autour de 59 600 $, juste sous la moyenne mobile 200 semaines située à 62 643 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Ce niveau de cycle a historiquement joué un rôle de support majeur. Lors des phases baissières passées, des réactions acheteuses se sont régulièrement matérialisées à ce contact, offrant des points de relance au marché. Le verdict tombe. Si cette zone clé tient, le roi des cryptos pourrait amorcer un rebond technique vers les 62 000 $. En revanche, si elle cède durablement comme en 2022, un scénario de volatilité baissière prolongée deviendrait probable, avec une accélération vers des supports inférieurs.

    Analyse technique court terme : la pression reste vendeuse

    Sur l’unité de temps 4H, la configuration semble fragile. Le cours se situe sous les moyennes mobiles exponentielles EMA 9 (59 985 $) et EMA 18 (60 170 $), un signe que les vendeurs ont la main à court terme. Le RSI 14 s’établit à 32,5, en zone proche de la survente, ce qui pourrait annoncer un essoufflement de la pression baissière. La résistance psychologique se situe à 60 000 $, un seuil rond que le BTC peine à reconquérir. Si le cours parvient à repasser au-dessus du pivot à 59 859 $, un retour vers 60 304 $ (R1) serait envisageable. En revanche, si le support à 59 612 $ lâche, le roi des cryptos pourrait glisser vers le support psychologique des 55 000 $. La pression monte.

    Au niveau actuel, sous les 60 000 $, l’arbitrage reste délicat. La moyenne mobile 200 semaines à 62 643 $ constitue le niveau de relance le plus crédible si les acheteurs reprennent l’initiative. Tant que ce seuil n’est pas franchi à la hausse, le momentum demeure fragile. Côté on-chain, le MVRV à 1,13 (bitcoin-data.com) reste secondaire, signalant simplement que l’offre n’est pas en forte zone de perte latente.

  • Le BTC s’accroche aux 60 000 $, le plancher tiendra-t-il ? – Bitcoin 24 juin

    Le roi des cryptomonnaies a glissé brièvement sous les 62 000 $ mardi soir, emporté par une deuxième séance consécutive de ventes massives sur les valeurs technologiques. Ce matin, le BTC s’échange autour de 61 100 $, en recul de 2,2 % sur 24 heures. Le marché reste nerveux. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Coincé sous ses moyennes, le BTC teste son dernier rempart

    À court terme, le décor est lourd. Sur l’unité de temps 4 heures, le cours évolue sous ses deux moyennes mobiles exponentielles (EMA 9 autour de 62 600 $, EMA 18 autour de 63 100 $), le signe que les vendeurs gardent la main. Le RSI s’enfonce à 33,5, tout près de la zone de survente.

    Notion du jour : le RSI mesure la vitesse et l’amplitude des variations de prix sur une échelle de 0 à 100. Sous 30, on parle de survente, un excès baissier qui précède parfois un rebond technique, sans jamais le garantir. À 33,5, le roi des cryptos n’y est pas encore, mais il s’en approche.

    Le premier filet de sécurité se situe autour de 60 900 $, juste sous le cours, puis le seuil psychologique des 60 000 $. Si ce plancher cédait, le mouvement pourrait s’étendre plus bas. Au-dessus, il faudrait reconquérir la zone des 65 000 $ pour parler de respiration. Le volume des dernières 24 heures (près de 26,7 milliards de dollars) reste sous sa moyenne sur 20 jours (autour de 30,4 milliards), un repli qui se fait donc sans grande conviction des acheteurs.

    Sur les horizons longs, le tableau se gâte. Le BTC est repassé sous sa moyenne mobile à 200 semaines (zone des 62 500 $), un socle que les marchés haussiers défendent d’ordinaire avec énergie. Au-dessus, la moyenne à 200 jours (autour de 76 300 $) et l’EMA 50 semaines (autour de 84 800 $) paraissent lointaines. Le roi des cryptos accuse désormais plus de 51 % de baisse depuis son sommet des 126 000 $. Glassnode décrit d’ailleurs un marché en consolidation, encore sous pression, faute de confirmation par les volumes et la demande.

    Les ETF saignent pendant que Wall Street fait le dos rond

    C’est sans doute le point noir du moment. Les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré une sortie nette record de plus de 6 milliards de dollars sur trente jours, le signe que la demande institutionnelle s’est tarie sur les plateformes. Or ces flux ont porté une grande partie de la hausse précédente. Quand ils s’inversent, le cours perd un moteur essentiel.

    Côté actions, le décor diffère. Le S&P 500 grappille 0,22 % autour de 7 382 points et le Nasdaq gagne 0,11 % vers 25 616 points. Voilà le paradoxe du jour : les indices progressent, le BTC décroche. Ce découplage rappelle que le roi des cryptos reste un actif risqué, vendu en premier quand la nervosité monte, même lorsque Wall Street se stabilise.

    Le BTC domine encore l’ether, sauf sur la dernière séance

    La dominance du Bitcoin se tient à 55,9 %, contre 9,0 % pour l’ether. Pas l’ombre d’une altseason, donc : les capitaux ne fuient pas le roi des cryptos vers les altcoins. L’ether, lui, évolue autour de 1 643 $, en baisse de 1,1 % sur 24 heures.

    CHANGE1H24H7D1M3M6M
    BTC/USD-1,29 %-2,16 %-6,25 %-20,85 %-12,0 %-31,76 %
    BTC/ETH-0,7 %-1,1 %0,5 %1,9 %11,4 %25,9 %

    Source : CoinGecko

    La lecture du ratio est parlante. Sur six mois, le BTC surclasse l’ether de près de 26 %, et l’avance reste nette sur trois mois (11,4 %). Le rapport de force penche du côté du roi des cryptos. Sur 24 heures en revanche, il cède 1,1 % face à l’ether : un grain de sable, qui montre surtout que la baisse du jour frappe d’abord le Bitcoin. Si ce léger retard se prolongeait, il pourrait trahir un retour timide de l’appétit pour le risque.

    Marché en consolidation, l’appétit pour le risque aux abonnés absents

    Côté on-chain, le message reste prudent. Glassnode juge la reprise fragile, faute de flux de capitaux et de demande ETF pour la nourrir, un marché qui digère plus qu’il n’avance. Les hodlers patientent. Du côté des dérivés, le funding rate agrégé ressort à 0,008 %, soit un financement quasi neutre : aucun excès d’euphorie chez les acheteurs à effet de levier. L’open interest agrégé, autour de 52 milliards de dollars, témoigne d’un marché encore très exposé, donc sensible au moindre coup de volatilité.

    Les 60 000 $ pour boussole, à demain

    Le niveau à ne pas perdre reste le plancher des 60 000 $ : sous cette zone, la pression baissière pourrait reprendre de plus belle. Au-dessus, reconquérir les 65 000 $ redonnerait un peu d’air. Le prochain juge de paix ? Les flux ETF, qui diront si les institutionnels reviennent ou poursuivent leurs ventes. On se retrouve demain pour la suite. À demain !

    Sources : CoinGecko, Binance, TradingView, Glassnode, Farside Investors.

  • Le BTC frôle sa MM 200 semaines, le rebond va-t-il tenir ? – Bitcoin 23 juin

    Le roi des cryptomonnaies a retrouvé le seuil des 65 000 $ lundi, porté par l’apaisement géopolitique autour du détroit d’Ormuz et les déclarations sur l’accord Iran-USA. Mais le cours est déjà retombé vers 62 878 $, à un cheveu de sa moyenne mobile 200 semaines. La zone clé est sous tension. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Une performance encore lourde face au dollar

    Les vendeurs gardent la main sur le moyen terme. Voici le détail multi-horizons du roi des cryptos :

    CHANGE1H24H7D1M3M6M
    BTC/USD-0.69%-1.66%-4.49%-18.02%-11.5%-31.71%
    BTC/ETH0.6%0.8%-0.5%2.7%13.5%28.2%

    Source : CoinGecko

    Le tableau livre une lecture nuancée. Face au dollar, le BTC reste lourd (-18 % sur un mois, -31,7 % sur six mois), signe d’un cycle encore fragile. En revanche, le ratio BTC/ETH pourrait raconter une autre histoire : le roi des cryptos surperformerait l’ether sur le long terme (+13,5 % sur trois mois, +28,2 % sur six mois), ce qui suggérerait une rotation des capitaux vers le BTC au détriment des altcoins. À court terme (-0,5 % sur 7 jours), cette force relative semble toutefois s’essouffler. Prudence, donc, selon l’horizon retenu.

    La MM 200 semaines comme dernier rempart

    Le niveau de cycle est crucial. Le cours évolue actuellement autour de 62 878 $, soit quasiment au contact de la moyenne mobile 200 semaines située à 62 460 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Ce seuil a souvent provoqué des réactions acheteuses par le passé. S’il tient, il pourrait servir de support potentiel et offrir une base de relance. En revanche, s’il venait à céder, le scénario pourrait virer à la volatilité baissière, comme en 2022. La pression monte.

    Analyse technique : un momentum encore fragile en 4H

    Le graphique court terme reste sous tension. Le BTC évolue sous ses EMA 9 et 18 (63 960 $ et 64 006 $ en 4H), ce qui traduirait un avantage aux vendeurs à court terme. Le RSI à 37,8 reste faible, sans toutefois plonger en zone de survente extrême. Le scénario se joue entre deux bornes. Si les acheteurs reprennent la main, le cours pourrait viser la résistance psychologique des 65 000 $, puis tenter un retour vers 77 274 $. En revanche, si le support à 60 862 $ cède, un repli vers le seuil psychologique rond des 60 000 $ deviendrait probable. Le verdict tombera sur ces niveaux.

    À noter du côté macro : le BTC évolue dans le même sens que les indices actions (S&P 500 et Nasdaq), confirmant son statut d’actif risqué dont la trajectoire reste corrélée à l’appétit pour le risque global.

    Au cours actuel autour de 62 878 $, le roi des cryptomonnaies semble jouer une partition serrée sur sa MM 200 semaines. Cette zone pourrait bien constituer le niveau de relance d’un éventuel rebond. Mais le momentum reste fragile, et rien ne paraît acquis tant que les 65 000 $ ne sont pas franchement repris. Glassnode décrit d’ailleurs un marché range-bound mais avec une base constructive, le comportement des hodlers restant résilient — dans l’attente d’un catalyseur directionnel.

    L’ACTUALITÉ DU BITCOIN QUI COMPTE

    • Le BTC a retrouvé les 65 000 $ lundi (+2 % sur 24h), porté par le recul du pétrole et l’apaisement des tensions géopolitiques.
    • La Trésorerie US a autorisé temporairement les ventes de pétrole iranien jusqu’en août 2026, signe d’une avancée dans les négociations USA-Iran.
    • Un portefeuille fraîchement créé a ouvert des positions courtes sur le BTC, le SOL et l’ETH avec un levier de 20x sur Hyperliquid.
    • Le sentiment ressort neutre à faiblement baissier, après une semaine en baisse de 3,5 % et un mois à -15,1 %.

    Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

  • Le BTC tient bon malgré le FUD de Cramer — Bitcoin 22 juin

    Jim Cramer a relancé le FUD ce 22 juin en affirmant que Michael Saylor aurait « tué Bitcoin ». De quoi peser sur le moral ? Pas vraiment. Le roi des cryptomonnaies se redresse légèrement à 64 907 $, soit +1,1 % sur 24 heures, et reste au contact de sa moyenne mobile 200 semaines (62 470 $). Fait notable : le BTC progresse pendant que les indices actions reculent. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Performance et ratio BTC/ETH : une force relative qui interroge

    Le roi des cryptos reste fragile face au dollar sur les horizons longs. Voici la lecture multi-horizons de sa performance :

    | CHANGE | 1H | 24H | 7D | 1M | 3M | 6M |

    |—|—|—|—|—|—|—|

    | BTC/USD | -0.01% | +1.13% | -2.52% | -13.62% | -7.1% | -29.85% |

    | BTC/ETH | +0.3% | -0.0% | +1.1% | +0.9% | +13.3% | +27.2% |

    Source : CoinGecko

    Le contraste est net entre les paires. Face au dollar, le BTC reste lourdement dans le rouge (-13,6 % sur un mois, près de -30 % sur six mois), tandis que le ratio BTC/ETH semble raconter une autre histoire : +13,3 % sur trois mois et +27,2 % sur six mois. Cette surperformance prolongée face à l’ether pourrait suggérer une rotation défensive des capitaux vers le roi des cryptos, même si la quasi-stagnation du ratio sur 24 heures et un mois (+0,9 %) inviterait à la prudence sur le court terme.

    La MM 200 semaines, ultime rempart du cycle

    Le cours évolue tout juste au-dessus de la moyenne mobile 200 semaines, située à 62 470 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Ce niveau de cycle constitue un support potentiel. Historiquement, il a souvent provoqué des réactions acheteuses. Tant qu’il tient, le scénario d’une relance resterait crédible. En revanche, si ce seuil cédait, un épisode de volatilité baissière comparable à 2022 pourrait se déclencher. La structure on-chain, elle, semblerait moins anxiogène : Glassnode Research évoque une ré-accumulation par les hodlers de long terme et une offre de plus en plus illiquide.

    Analyse technique court terme : 65 000 $ comme verrou

    Le cours navigue entre ses EMA 9 (64 282 $) et EMA 18 (64 122 $), en 4H, dans une zone d’équilibre fragile. Le RSI à 44,6 traduit un momentum encore neutre, légèrement penché côté vendeur. Le seuil psychologique des 65 000 $ fait office de résistance immédiate. Si les acheteurs le franchissaient, le BTC pourrait viser la résistance supérieure vers 77 274 $. En revanche, si le support à 60 862 $ venait à céder, un repli vers le seuil rond des 60 000 $ deviendrait probable. La bataille se joue ici.

    Au-delà du graphique, l’angle macro mérite attention. Le BTC reste un actif risqué, mais il semble se découpler des indices actions : ce 22 juin, il progresse alors que le S&P 500 (-0,33 %) et le NASDAQ (-1,11 %) reculent. Dans un contexte de tensions persistantes autour d’Ormuz, ce comportement pourrait signaler une force relative. Rien n’est acquis pour autant. Tant que la MM 200 semaines à 62 470 $ tient, elle resterait le niveau de relance le plus crédible, sans qu’aucun scénario ne puisse être tenu pour certain.

    L’actualité du Bitcoin qui compte

    • Jim Cramer a relancé le FUD en affirmant que Michael Saylor aurait « tué Bitcoin ».
    • Les marchés restent sensibles au dossier Ormuz, sur fond de tensions et de négociations Iran–États-Unis.
    • Les actions asiatiques ont rebondi quand le Brent a reculé après des signaux diplomatiques autour d’Ormuz.
    • Glassnode Research souligne une ré-accumulation des investisseurs de long terme et une offre toujours plus illiquide.
    • Bitcoin Magazine Pro maintient un positionnement haussier de fond, mettant en avant l’impact structurel des halvings.

    Ceci n’est pas un conseil en investissement.

  • L’apaisement souffle sur les marchés. La réouverture du détroit d’Ormuz, relayée par plusieurs sources comme effective ou imminente après un accord USA-Iran, allège une partie de la prime de risque macro. Les indices respirent (S&P 500 à 7 501 points, +1,08 % ; Nasdaq à 26 518 points, +1,91 %), tandis que le roi des cryptomonnaies semble pris dans l’orbite des actifs risqués. Le BTC évolue désormais autour de 62 700 $, au contact d’un niveau de cycle déterminant. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Pair1H24H7D1M200D1Y
    BTC/USD-0.43%-2.96%-0.68%-19.20%-27.35%-40.47%
    BTC/ETH0.03%0.33%-2.67%1.92%21.57%-11.09%

    Performance : le BTC dans le sillage du risque

    Le contexte respire un peu, mais la prudence reste de mise. Voici la lecture multi-horizons du roi des cryptos face à ses principales paires :

    CHANGE1H24H7D1M3M6M
    BTC/USD-0.43%-2.96%-0.68%-19.20%
    BTC/ETH0.03%0.33%-2.67%1.92%
    BTC/USDT-0.43%-2.96%-0.68%-19.20%

    Performances du Bitcoin face à différentes paires. Source : CoinGecko

    La dominance du BTC ressort à 56 %, contre 9,1 % pour l’ETH (source : CoinGecko). Le roi des cryptos garde donc la main sur le marché. Côté sentiment, le Fear & Greed pointe en zone d’« Extreme Fear » à 14, ce qui pourrait traduire un excès de pessimisme malgré l’embellie macro.

    MM 200 semaines : la ligne de vie du cycle

    Le cours flirte avec sa moyenne mobile 200 semaines, située à 62 239 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Ce niveau de cycle a historiquement servi de support : les réactions acheteuses passées en ont fait une zone clé pour les hodlers. Tant qu’il tient, il pourrait offrir un plancher de relance. En revanche, s’il venait à céder durablement, le risque de volatilité baissière s’ouvrirait, comme en 2022. La lecture on-chain ne contredit pas ce scénario fragile. Le MVRV ressort à 1,18 et le NUPL à 0,15 (source : bitcoin-data.com), des valeurs basses qui semblent indiquer un marché proche de son coût d’acquisition moyen.

    Analyse technique 4H : un équilibre précaire

    Le verdict tombe. Le cours se débat sous ses EMA 9 et 18 (4H), placées à 63 374 $ et 64 030 $ : le momentum reste fragile. Le RSI 14 à 33,8 navigue en zone basse, ce qui pourrait refléter une survente passagère. Le pivot se loge à 62 696 $, avec un support immédiat (S1) à 62 380 $ et une résistance (R1) à 63 035 $.

    Si le BTC parvenait à récupérer ses moyennes mobiles, un retour vers la résistance psychologique des 65 000 $ deviendrait envisageable. À l’inverse, si le seuil psychologique des 60 000 $ venait à lâcher, un repli vers le support structurel à 60 862 $ pourrait suivre.

    Au prix actuel d’environ 62 700 $, le roi des cryptomonnaies évolue sur une ligne de crête. La détente géopolitique semble apporter un répit, mais la validation devra venir d’une consolidation au-dessus de la MM 200 semaines. C’est elle qui pourrait servir de tremplin à une relance, à condition que le sentiment se redresse.

    L’ACTUALITÉ DU BITCOIN QUI COMPTE

    • Réouverture du détroit d’Ormuz : l’Iran aurait rouvert le passage à la plupart des pays, avec des restrictions annoncées pour les navires américains, israéliens et alliés.
    • Accord USA-Iran : plusieurs sources indiquent qu’un accord a été signé et que la réouverture est désormais effective ou imminente.
    • Détente sur le pétrole : des médias relaient une accalmie sur les marchés pétroliers, renforçant le thème d’apaisement macro et l’appétit pour le risque.
    • Reprise maritime : les premiers passages dans le détroit seraient en cours, suggérant un retour progressif à la normale.
    • Flux ETF : les ETF spot BTC affichent -90,7 M$ le 18 juin, portant le cumul à 53 445 M$. Un signal de prudence qui contraste avec l’embellie sur les actions.
  • Le roi des cryptos plonge en territoire de peur extrême – Bitcoin 17 juin

    17 juin 2026

    La peur s’installe. Le Fear & Greed s’effondre à 22 (Extreme Fear) tandis que le roi des cryptomonnaies vient buter contre sa moyenne mobile 200 semaines, ce niveau de cycle scruté par tous les hodlers.

    Le BTC évolue désormais autour de 62 250 $, dans une zone clé qui pourrait dicter la suite. Sur le terrain macro, le Nasdaq décroche (-1,15 %) et le S&P 500 recule également (-0,57 %), un contexte d’aversion au risque qui semble peser sur l’actif. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Une performance sous pression

    Le roi des cryptos traverse une phase délicate. Voici les variations multi-horizons face aux principales paires :

    CHANGE1H24H7D1M3M6M
    BTC/USD
    BTC/ETH
    BTC/USDT

    Côté dominance, le BTC conserve la main avec 56,1 % de part de marché, contre seulement 9,2 % pour ETH (source : CoinGecko). Cette domination semble indiquer que les capitaux restent concentrés sur l’actif phare, plutôt que de migrer vers les altcoins. Un signe de prudence des investisseurs ? La structure du marché pourrait bien le suggérer.

    La MM 200 semaines, dernier rempart

    Le niveau le plus surveillé du moment reste la moyenne mobile 200 semaines, située à 62 250 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Historiquement, cette zone a souvent agi comme un support majeur lors des phases de correction, déclenchant des réactions acheteuses marquées. Le cours évolue actuellement au contact de ce seuil clé.

    Si ce support tient, il pourrait offrir une base de rebond solide aux acheteurs. En revanche, si la MM 200 semaines venait à céder durablement, le scénario rappellerait 2022, avec un risque de volatilité baissière prononcée. La prudence reste donc de mise dans cette zone charnière.

    Analyse technique : un momentum fragile

    Sur le graphique 4H, le tableau semble peu encourageant pour les acheteurs. Le cours évolue sous ses moyennes mobiles exponentielles, avec l’EMA 9 à 65 632 $ et l’EMA 18 à 65 521 $. Le RSI 14 ressort à 39,3, signalant un momentum vendeur encore présent, sans pour autant atteindre une zone de survente extrême (source : TradingView).

    Du côté on-chain, le MVRV s’établit à 1,24 et le NUPL à 0,19 (source : bitcoin-data.com), des lectures qui ne signalent ni surchauffe ni capitulation marquée.

    Le scénario haussier nécessiterait une reprise au-dessus du pivot à 65 564 $, ouvrant la voie vers la résistance psychologique à 65 000 $, puis vers 77 546 $. Le scénario baissier, lui, se dessinerait sous le support à 60 862 $. Si ce niveau cède, le cours pourrait rejoindre le support psychologique des 60 000 $. En cas de perte de ce seuil, un repli plus prononcé deviendrait possible.

    Le BTC se trouve donc à un carrefour. Évoluant autour de 62 250 $, soit au contact de sa MM 200 semaines, le roi des cryptos joue une partie serrée. Cette moyenne mobile pourrait bien constituer le niveau de relance attendu par les acheteurs, à condition qu’elle résiste à la pression vendeuse actuelle.

    L’actualité du Bitcoin qui compte

    • Flux ETF : les ETF spot BTC ont enregistré 10,2 M$ d’entrées le 16 juin 2026, portant le cumul à 53 618 M$.
    • Sentiment : l’indice Fear & Greed plonge à 22, en zone Extreme Fear (source : alternative.me).
    • Macro : le Nasdaq recule de 1,15 % à 26 376 points et le S&P 500 cède 0,57 % à 7 511 points, un contexte d’aversion au risque pour les actifs spéculatifs.
  • Le BTC plonge au plus bas depuis février et flirte avec sa MM 200 semaines – Bitcoin 5 juin

    Le verdict tombe. Jeudi, le roi des cryptomonnaies a touché son plus bas niveau depuis février, plombé par les tensions géopolitiques, les sorties d’ETF et des ventes attribuées à Strategy. Le BTC évolue désormais à 62 852 $, juste au contact de sa moyenne mobile 200 semaines. Cette zone clé pourrait bien devenir le dernier rempart avant un repli plus marqué. On fait le point dans le bulletin du jour !

    Une performance qui vire au rouge sur tous les horizons

    Le roi des cryptos recule de 0,7 % en 24 heures, un repli qui semble modéré. Mais le tableau s’assombrit nettement sur les horizons longs. Le BTC perd 14,3 % sur la semaine et 22,7 % sur le mois. Sur six mois, la chute atteint 34,3 %. La pression vendeuse reste forte. Pourtant, face à l’ether, le roi des cryptos résiste plutôt bien. Le ratio BTC/ETH grimpe de 4,1 % sur 24 heures et de 2,2 % sur 7 jours (source : Coincheckup). Sur un mois, il progresse de 10,1 %, et de 24,7 % sur six mois. L’ether, lui, semble bien plus malmené. Il dévisse de 4,6 % en une journée, à 1 680 $.

    La MM 200 semaines, ultime rempart avant la capitulation ?

    Le seuil est atteint. Le cours évolue à hauteur de sa moyenne mobile 200 semaines, située à 61 826 $ (source : Bitcoin Magazine Pro). Ce niveau de cycle a souvent servi de support dans le passé, déclenchant des réactions acheteuses. Si ce plancher tenait, le BTC pourrait bien y trouver un point d’appui pour rebondir. En revanche, si cette zone venait à céder, le roi des cryptos risquerait une vague de volatilité baissière, comme en 2022. La prudence reste de mise. CryptoQuant évoque d’ailleurs un épisode de déleveraging et de capitulation, avec liquidation des positions longues.

    Analyse technique 4H : un RSI en zone de survente extrême

    Le momentum reste fragile. Le cours s’enfonce sous ses moyennes mobiles baissières (EMA 9 à 63 739 $, EMA 18 à 65 193 $). Le RSI 14, lui, plonge à 17,2, signe d’une survente extrême. Observons les niveaux qui structurent le graphique 4H : Le support immédiat se situe à 62 921 $, juste au-dessus du seuil psychologique des 60 000 $. La résistance ronde se trouve à 65 000 $. Si le BTC parvenait à reprendre le pivot à 62 582 $, un rebond vers le R1 à 63 769 $ pourrait s’amorcer. En revanche, si le S1 à 61 742 $ venait à lâcher, un repli vers les 60 000 $ semble probable. La pression monte.

    Le BTC évolue donc à 62 852 $, dans une zone qui pourrait devenir décisive. La MM 200 semaines représenterait un niveau de relance potentiel si les acheteurs reprenaient la main. Notons aussi que le roi des cryptos évolue dans le même sens que les indices actions, ce qui rappelle son statut d’actif risqué. Le Fear & Greed, lui, plonge en zone d’« Extreme Fear » (12). La capitulation pourrait n’être qu’une étape. Mais rien ne semble acquis.

    L’actualité du Bitcoin qui compte

    • Flux ETF spot BTC : seulement 3,2 M$ enregistrés le 04 juin 2026, pour un cumul de 54 318 M$.
    • Jeudi, le BTC a touché son plus bas niveau depuis février, selon plusieurs médias.
    • Le recul serait attribué à la guerre en Iran, aux sorties d’ETF et à des liquidations sur le marché crypto.
    • La baisse du roi des cryptos aurait entraîné un effet de contagion sur l’ensemble du marché.
    • Une vente attribuée à Strategy figurerait parmi les facteurs de pression supplémentaire.
    • CryptoQuant décrit un épisode de capitulation, avec une pression vendeuse accrue datée de juin 2026.
  • Bitcoin : le bottom est « presque atteint » selon Standard Chartered après une semaine éprouvante

    La fin du calvaire ? Après une semaine sanglante pour le Bitcoin (BTC), Standard Chartered estime que le pire pourrait être derrière nous. Geoffrey Kendrick, le responsable de la recherche sur les actifs numériques de la banque, l’a écrit noir sur blanc dans une note à ses clients ce jeudi : le marché est entré dans la « buying zone ». Celle-là même que tout le monde attendait.

    Le constat n’a rien de réjouissant pour autant. Au moment où nous écrivons, le BTC s’échange autour de 62 960 dollars, en baisse de 5,6 % sur la journée, 14 % sur la semaine, 22 % sur le mois écoulé et de plus de 40 % sur un an. L’Ether (ETH) ne va pas mieux, lâchant 6,5 % sur la journée et 26 % sur le mois, à environ 1 755 dollars.

    « Cette semaine a été douloureuse dans la crypto. Il n’y a vraiment pas d’autre façon de le dire. Mais je pense que lorsque nous regarderons en arrière fin 2026 avec le BTC à 100 000 dollars et l’ETH à 4 000 dollars, nous dirons que c’était la buying zone que nous voulions tous », écrit Kendrick.

    Ce qui a changé depuis février

    La note de cette semaine répond directement à une autre, signée du même analyste le 12 février. À l’époque, Kendrick prévenait d’une « douleur et d’une capitulation finale » pour les actifs numériques, abaissant sa cible court terme à 50 000 dollars pour le Bitcoin et 1 400 dollars pour l’Ether. Nous avions suivi de près ces hypothèses de point bas tout au long de l’hiver.

    La variable qui a basculé, selon lui, ce sont les avoirs des ETF Bitcoin spot. En février, il pointait une capitulation des ETF comme un risque baissier bien réel. Elle ne s’est pas produite. Les avoirs sont passés de 682 000 bitcoins à un pic, avant de retomber autour de 674 000. Quasiment plats sur la période. « Cela me dit que les avoirs des ETF sont structurellement plus solides que je ne le craignais en février », résume l’analyste. Un constat qui rejoint ce que Markus Thielen observait dès février sur la résilience apparente de ces produits.

    Le facteur Strategy au cœur du rebond

    La cause immédiate de la douleur de cette semaine ? La vente de 32 BTC par Strategy. Un timing malheureux qui, dixit Kendrick, « collait parfaitement à la thèse des détracteurs des DAT » (les Digital Asset Treasuries, ces entreprises qui détiennent du Bitcoin en trésorerie). La question, désormais : que va faire Strategy ensuite ?

    L’analyste s’appuie sur un précédent historique. La dernière fois que Strategy a vendu du Bitcoin, le 22 décembre 2022 (704 BTC cédés pour de l’optimisation fiscale), l’entreprise en a racheté 810 deux jours plus tard à peine. Kendrick s’attend cette fois à une réponse bien plus agressive. Selon ses calculs, Strategy pourrait procéder à un rachat de 10 fois la quantité vendue, soit environ 320 BTC, voire 100 fois, autour de 3 200 BTC. La confirmation de ces achats constituerait un signal préliminaire que le plus bas a été inscrit.

    Les liquidations et le risque résiduel sous 60 000 dollars

    Kendrick replace aussi dans leur contexte les liquidations de futures de cette semaine, qui ont atteint près de 1,5 milliard de dollars. Une ampleur comparable à chacun des épisodes des 29-31 janvier et 3-6 février, qu’il traite comme des événements distincts. Le réservoir de positions longues vulnérables s’est réduit, argue-t-il, vu la façon dont le Bitcoin a si mal suivi les marchés actions depuis le début de l’année.

    Il reconnaît cependant un risque baissier résiduel sous les 60 000 dollars. Cette zone des 60 000 dollars revient d’ailleurs comme un refrain : nous l’avions déjà identifiée en avril comme un support charnière où se jouait la validation d’un bottom.

    « Il y a beaucoup de “si” dans tout cela, donc l’accumulation est une meilleure stratégie que de tenter de déclarer purement et simplement que le plus bas a été imprimé », tempère Kendrick.

    La position colle à la lecture globale de la banque, restée constructive sur les actifs numériques. Kendrick a maintenu sa cible de 100 000 dollars pour le Bitcoin et de 4 000 dollars pour l’Ether en fin d’année, durant tout le repli récent. Fin mai, il avait même comparé l’évolution du prix de l’Ether à celle de l’action Amazon pendant l’éclatement de la bulle internet. Ses équipes pariaient alors sur les métriques onchain pour finir par rattraper le prix. Reste à savoir si Strategy dégainera son chéquier assez vite pour confirmer la thèse.

  • Arthur Hayes solde ses positions HYPE et NEAR, et la cryptosphère crie au pump-and-dump

    Volte-face spectaculaire pour le gourou de BitMEX.

    Le 4 juin, Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX et directeur des investissements chez Maelstrom, a annoncé sur X qu’il venait de vendre l’intégralité de ses positions sur deux jetons : le HYPE de Hyperliquid et le NEAR de Near Protocol. Le problème ? Quelques jours plus tôt, il chantait encore leurs louanges. De quoi déclencher un torrent de critiques sur les réseaux sociaux.

    Trois IPO de l’IA et un Trump anti-machines

    Pour justifier ses ventes, Hayes invoque surtout des considérations macroéconomiques. D’abord la hausse des prix de l’énergie, liée selon lui à la guerre au Moyen-Orient et au restockage des inventaires, un vent contraire pour les actifs risqués comme les altcoins.

    L’intelligence artificielle pèse aussi lourd dans sa décision. Hayes pointe trois « méga » introductions en bourse d’entreprises d’IA, attendues d’ici le début du troisième trimestre, susceptibles d’aspirer la liquidité hors des cryptomonnaies. Il n’a nommé personne, mais trois noms reviennent en boucle : Anthropic, OpenAI et SpaceX, tous trois sur la rampe de lancement pour une IPO cette année.

    Dernier ingrédient de sa lecture : la politique américaine. Hayes anticipe que Donald Trump adopte une posture anti-IA pour offrir une victoire aux Républicains lors des élections de mi-mandat du 3 novembre. Un scénario qui frapperait des projets comme NEAR, positionné comme une blockchain « AI-native ».

    « Je pense que les sommets de marché auront lieu entre maintenant et septembre. Il est temps de prendre ses profits », écrit Hayes, qui dit vouloir profiter de la vie « sans m’inquiéter de mes positions ».

    Le revirement qui fait grincer des dents

    C’était la sortie inattendue de la semaine : quelques jours avant cette annonce, Hayes se montrait encore franchement bullish sur les deux mêmes jetons. Dans une interview au podcast The Rollup publiée le 25 mai, il promettait au HYPE un cours « beaucoup, beaucoup plus haut ».

    Ses arguments ne manquaient pas de relief. Hyperliquid aurait « réparé sa tokenomics » : pas de ventes pour les VC (les fonds de capital-risque), une allocation réservée à l’équipe, et la quasi-totalité des revenus reversée aux détenteurs du token. « Aucun autre projet ne fait ça à cette échelle », affirmait-il alors. Une lecture qui rejoignait celle de Bitwise, pour qui le marché sous-estime totalement HYPE.

    Pour NEAR, Hayes voyait un potentiel de croissance multiplié par 20, porté par le rôle central des intents dans le récit autour de la confidentialité. Et tant qu’à faire, il accordait un potentiel x5 au ZCash. Le 22 mai, il qualifiait carrément HYPE, NEAR et ZEC de « sainte trinité ».

    De la sainte trinité au procès en manipulation

    On comprend, dès lors, la grogne. Plusieurs utilisateurs sur X ont accusé Hayes d’une stratégie de pump-and-dump : faire monter artificiellement le cours par des déclarations publiques, puis revendre dans la foulée. Vendre ses positions à peine quelques jours après les avoir publiquement portées aux nues, l’optique est rarement bonne.

    Hayes promet des explications détaillées dans son prochain essai, attendu le 9 juin. En attendant, ceux qui ont misé sur le HYPE en suivant son enthousiasme, à l’heure où Hyperliquid attirait Wall Street avec son premier ETF, apprécieront la leçon : les analyses d’un magnat de l’investissement n’engagent que ceux qui les croient gravées dans le marbre.