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  • L’Iran balaie les annonces de Trump : « des fantasmes » et rien de plus

    Démenti cinglant depuis Téhéran. L’Iran vient de rejeter en bloc les dernières affirmations de Donald Trump relayées par le New York Post, les qualifiant de « fantasmes de Trump » et de propos « totalement déconnectés de la réalité », rapporte l’agence Tasnim. De quoi doucher tout espoir d’apaisement dans un bras de fer qui pèse, semaine après semaine, sur les marchés.

    Téhéran dément point par point

    La République islamique conteste chacune des assertions américaines. Selon Tasnim, l’Iran nie avoir échangé avec les États-Unis ces derniers jours. Il dément que Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême, soit impliqué dans de quelconques négociations. Il rejette avoir accepté de renoncer à l’arme nucléaire. Et il conteste qu’un cadre d’accord soit en cours de validation côté iranien.

    En clair, Téhéran efface l’intégralité du tableau dressé par Washington. Le message est sans ambiguïté : aucune réponse n’a été transmise aux Américains concernant le projet de mémorandum d’entente ces derniers jours.

    Le Liban comme verrou

    L’Iran va plus loin. Selon la même source, Téhéran a mis fin à tout échange de textes et de communications avec Washington, et ce jusqu’à ce que ses conditions concernant le Liban soient satisfaites. Un préalable posé comme une ligne rouge, qui referme la porte diplomatique entrouverte par les déclarations américaines.

    La rupture confirme la trajectoire que nous suivions dès le 1er juin, quand Téhéran avait acté la fin des négociations avec les États-Unis et menacé de bloquer le détroit d’Hormuz. Entre les déclarations contradictoires des deux camps et la « décision finale » que Donald Trump préparait fin mai, le feuilleton n’a cessé d’alterner les signaux d’escalade et les promesses d’accord.

    Un brouillard qui colle aux marchés

    Pour les investisseurs, ce nouveau démenti relance l’incertitude. Chaque annonce d’apaisement venue de Washington a été suivie d’un retour de bâton iranien, et le Bitcoin a déjà payé l’addition en glissant sous les 70 000 dollars au moment de la rupture des négociations. Difficile, dans ces conditions, de distinguer le signal du bruit quand les deux capitales racontent des histoires diamétralement opposées.

    Reste à savoir laquelle des deux versions colle à la réalité du terrain. Téhéran parle de « fantasmes », Washington évoque un cadre d’accord en bonne voie. Entre les deux, le marché retient son souffle.

  • Bitcoin : pour Citi, l’absence d’acheteurs pèse plus lourd que la vente de Strategy

    La vente de Saylor a fait trembler le marché. Mais le vrai problème est ailleurs.

    Cette semaine, Strategy (MSTR) a secoué le marché en révélant la cession d’une petite partie de son trésor en bitcoins. Une rupture rare avec la doctrine du buy and hold chère à Michael Saylor, qui a immédiatement réveillé une crainte chez les investisseurs : et si l’un des plus gros soutiens corporate du BTC basculait du côté des vendeurs ?

    Citi calme le jeu. Pour la banque américaine, cette vente ne change rien à la stratégie de long terme de l’entreprise. Et surtout, elle masque un problème autrement plus sérieux pour le cours du Bitcoin.

    Une vente attendue, pas un revirement

    L’opération n’a rien d’une surprise pour Citi. Strategy avait signalé son intention de se séparer de certains bitcoins fiscalement désavantageux lors de sa conférence sur les résultats du premier trimestre, dans le cadre d’un effort d’optimisation de portefeuille.

    Autrement dit, du ménage fiscal planifié, pas une volte-face. La nuance compte, car la nouvelle a malgré tout pesé sur le sentiment de marché et poussé le BTC vers le bas, l’actif s’échangeant autour de 67 200 dollars au moment de la publication du rapport.

    Cette lecture prolonge ce que nous suivons depuis le printemps. Après le revirement historique de Michael Saylor, qui s’était dit prêt à vendre pour honorer les dividendes du STRC, la première cession effective depuis des années n’est que la suite logique d’un cap déjà annoncé.

    Le vrai signal : les flux des ETF

    L’analyste Alex Saunders, signataire du rapport de mardi, continue de voir dans les flux des ETF Bitcoin au comptant le moteur principal du cours. Selon ses estimations, ils expliquent environ 45 % de la variation hebdomadaire des rendements du BTC.

    Or ces flux sont récemment passés en territoire négatif. Pour Citi, c’est là le signe d’un manque de demande des investisseurs, bien plus parlant que les mouvements des sociétés de trésorerie numérique.

    « Les flux récents ont été négatifs, et les chances de voir passer un projet de loi sur la structure de marché aux États-Unis, un potentiel catalyseur pour un regain d’intérêt des investisseurs selon nous, s’amenuisent. »

    La banque écarte donc la piste d’une pression vendeuse venue des trésoreries d’entreprise. Les ETF restent à ses yeux la mesure la plus claire et la plus fréquente de l’appétit réel du marché. Et cette mesure clignote rouge.

    Pas de catalyseur législatif en vue

    Reste la question d’un déclencheur capable de ramener des acheteurs frais. Citi se montre peu optimiste : les chances de voir adopter cette année une loi américaine sur la structure du marché crypto semblent décliner.

    Sans ce coup de pouce réglementaire, et avec un Bitcoin qui sous-performe les actions, le sentiment devrait rester atone. À moins d’un retour des inquiétudes sur la soutenabilité budgétaire, capable de relancer la thèse du BTC comme valeur refuge.

    Le paradoxe est entier. Strategy, qui a passé l’année à solidifier son bilan et à empiler les bitcoins, se retrouve désigné coupable d’une faiblesse dont la cause se trouve, selon Citi, du côté des investisseurs absents. Ceux-là mêmes que les ETF étaient censés attirer.

  • Les ETF spatiaux s’envolent avant l’IPO très attendue de SpaceX

    Course de vitesse sur orbite financière. Les fonds négociés en bourse (ETF) thématiques dédiés à l’espace connaissent un regain d’intérêt marqué, alors que les gestionnaires d’actifs accélèrent les lancements de produits pour capter la demande des investisseurs avant l’introduction en bourse de SpaceX, l’une des opérations les plus scrutées du marché en 2026.

    D’après plusieurs sources de marché, SpaceX a déposé de manière confidentielle son dossier d’introduction en bourse, avec une cotation au Nasdaq envisagée dès juin 2026. L’opération pourrait viser une valorisation d’environ 1 750 milliards de dollars et une levée pouvant atteindre 75 milliards de dollars, soit potentiellement l’une des plus importantes IPO jamais réalisées.

    « Beaucoup d’ETF spatiaux seront lancés en 2026 », indique Tom Lee, responsable de la recherche chez Fundstrat Global Advisors, en pointant l’enthousiasme des gestionnaires d’actifs autour de la thématique.

    Une cotation qui aimante tout le secteur

    La ruée actuelle repose sur une hypothèse simple : la cotation de SpaceX pourrait tirer avec elle l’ensemble du secteur spatial, des lanceurs aux opérateurs de satellites, en passant par les fournisseurs de technologies liées à l’exploration et aux communications. Les ETF (un type de fonds coté en continu qui réplique un panier d’actions, dont on rappellera qu’ils permettent une diversification immédiate) offrent ainsi aux investisseurs une exposition élargie au thème, sans avoir à parier sur une seule entreprise.

    Le mouvement n’est pas que théorique, et de nouveaux véhicules ont déjà vu le jour. Au Canada, Global X Investments Canada Inc. a lancé le FNB Global X Indice de technologies spatiales, négocié à la Bourse de Toronto sous le symbole ORBX. Le fonds vise les entreprises actives dans les technologies et composants spatiaux, les services de lancement et de mise en orbite, l’exploration, le tourisme spatial, ainsi que les services de communication et de données par satellite.

    De son côté, Tema ETFs a annoncé que son Space Innovators ETF, coté sous le symbole NASA, a franchi le milliard de dollars d’actifs sous gestion en 37 jours. Lancé le 31 mars avec 1 million de dollars de capital d’amorçage, le produit est présenté comme le premier ETF purement spatial offrant une exposition à SpaceX via une structure dédiée.

    Calendrier resserré et incertitudes

    Plusieurs publications de marché évoquent un calendrier serré : fixation du prix de l’IPO autour du 11 juin 2026 et début de cotation sur le Nasdaq dès le 12 juin. Le titre serait alors négocié sous le symbole SPCX.

    Pour les investisseurs, l’intérêt des ETF spatiaux tient à leur fonction de passerelle. Ils donnent accès à une tendance qui englobe lancements, satellites, connectivité et services associés, tout en diluant le risque lié à la concentration sur une seule société. Dans un marché encore jeune, l’IPO de SpaceX pourrait accélérer l’essor des produits financiers liés à l’économie spatiale.

    Si l’enthousiasme est réel, on retiendra cependant que la valorisation, le calendrier précis et les modalités de l’opération reposent encore sur des informations de marché et des documents déposés confidentiellement. Le dossier SpaceX reste à confirmer dans les prochaines semaines.

  • Ethereum Foundation : deux nouveaux chercheurs quittent l’organisation, dans un contexte de départs en série

    Nouveau coup de canif dans l’organigramme de la Ethereum Foundation. Deux chercheurs, Carl Beek et Julian Ma, viennent d’annoncer leur départ, venant gonfler la liste déjà fournie des figures techniques parties depuis le début de l’année.

    D’après les annonces publiées le 19 mai 2026, Carl Beek quittera officiellement la fondation le 29 mai, refermant sept ans de présence au sein de l’organisation. Julian Ma, lui, plie bagage après environ quatre années passées à la recherche fondamentale du protocole.

    Deux profils techniques au cœur du protocole

    Le poids des deux départs tient moins à leur ancienneté qu’aux dossiers qu’ils portaient. Carl Beek s’était imposé comme l’une des voix techniques sur le Beacon Chain, la couche de consensus qui orchestre le Proof-of-Stake d’Ethereum depuis The Merge.

    Julian Ma travaillait pour sa part sur des chantiers nettement plus prospectifs : FOCIL (Fork-Choice enforced Inclusion Lists), un mécanisme destiné à renforcer la résistance à la censure au niveau du protocole, et des travaux sur l’accélération des confirmations côté Layer 2. Deux sujets qui occupent une place centrale dans la feuille de route à moyen terme du réseau.

    Les départs de Carl Beek et Julian Ma s’inscrivent dans une vague plus large de sorties au sein de la Ethereum Foundation en 2026, avec au moins huit départs notables recensés cette année.

    Une saignée qui pose question

    Pris isolément, le départ d’un chercheur après plusieurs années n’a rien d’anormal dans une organisation à but non lucratif. Mais l’accumulation des sorties depuis le début de l’année change la lecture : la Ethereum Foundation a vu partir au moins huit profils seniors en quelques mois, dont plusieurs étaient identifiés publiquement à des briques essentielles du protocole.

    Si la fondation insiste depuis plusieurs trimestres sur un repositionnement stratégique, avec un recentrage assumé sur certains axes de recherche au détriment d’autres, la concentration des départs dans le temps interroge la capacité de l’organisation à conserver son capital humain sur les dossiers techniques de fond. Les chercheurs partis ne disparaissent d’ailleurs pas du domaine : la plupart rejoignent des équipes adjacentes, qu’il s’agisse de clients d’exécution, d’équipes Layer 2 ou de structures de recherche indépendantes.

    Reste à observer la manière dont la fondation comblera les trous laissés sur le Beacon Chain et sur les travaux liés à FOCIL. Ces deux sujets ne tolèrent ni interruption ni passage de relais bâclé, et leur avancement conditionne en partie les prochaines mises à jour majeures du réseau.

  • Les ETF spot Bitcoin enregistrent 1 milliard de dollars de sorties nettes en une semaine

    Coup de froid sur les ETF Bitcoin. Les produits cotés adossés au BTC ont enregistré 1 milliard de dollars de sorties nettes la semaine dernière, mettant fin à six semaines consécutives d’entrées. Un revirement net, alors que ces véhicules avaient capté 3,4 milliards de dollars sur la période précédente.

    Une décollecte qui s’est installée séance après séance

    La rupture ne s’est pas faite d’un seul coup. Le début de semaine a d’abord montré quelques signes de résistance, avec 27,29 millions de dollars d’entrées nettes le lundi. Mais le mouvement s’est rapidement inversé : 233,25 millions de dollars sont sortis le mardi, puis 635,23 millions le mercredi, soit la plus forte pression vendeuse de la séquence. Jeudi a brièvement apporté un répit avec 131,31 millions d’entrées, avant que le vendredi ne scelle le bilan hebdomadaire sur 290,42 millions de dollars de sorties.

    « Le complexe des ETF Bitcoin a effacé en quelques séances l’élan accumulé pendant six semaines, avec une fin de semaine totalement négative : aucun produit n’a affiché de flux positifs vendredi. »

    Au total, la semaine close le 15 mai 2026 s’est terminée sur un solde net négatif de 1 milliard de dollars, selon les données suivies par SoSoValue. Il s’agit de la plus forte sortie hebdomadaire depuis fin janvier, ce qui donne la mesure du retournement.

    Un thermomètre de l’appétit institutionnel

    Cette séquence intervient dans un marché plus volatil pour le bitcoin, où les flux des ETF font office de thermomètre de la demande institutionnelle. Quand les entrées s’enchaînent, elles traduisent un intérêt soutenu pour une exposition au BTC via un véhicule coté en bourse. À l’inverse, des sorties massives signalent un désengagement temporaire des investisseurs, parfois sur fond de prises de bénéfices, parfois en réaction à un changement de cap macro.

    Détail révélateur sur la séance du vendredi : les onze ETF bitcoin spot suivis ont tous enregistré des sorties, sans une seule exception. Aucun flux positif sur la journée, ce qui confirme la faiblesse du momentum en fin de période.

    Accident isolé ou début de réallocation ?

    Après six semaines de collecte ininterrompue, les ETF spot Bitcoin ont donc connu une semaine de décollecte brutale, concentrée en milieu et en fin de période. Reste à savoir si ce revers correspond à une simple prise de profit après une longue série positive, ou s’il amorce un changement plus durable dans la posture des grands allocataires. Les prochaines séances diront laquelle de ces deux lectures est la bonne.

  • Bitmine

    Nouvelle salve d’achats pour Bitmine.

    La société a renforcé sa trésorerie en ETH avec une acquisition de 71 672 ETH la semaine dernière, pour un montant de 155 millions de dollars. Une opération qui s’inscrit dans la continuité d’une stratégie devenue lisible : faire de l’ether le cœur du bilan.

    Selon les éléments communiqués, ce nouvel achat porte les avoirs de l’entreprise à 5 278 462 ETH, valorisés à 2 191 dollars l’unité. Au-delà de l’ether, Bitmine indique aussi détenir 202 BTC, une participation de 200 millions de dollars dans Beast Industries, et une position de 83 millions de dollars dans Eightco Holdings.

    Au total, la société fait état de 12,6 milliards de dollars d’actifs combinés en crypto, cash et investissements qualifiés de « moonshots ». Ses réserves de cash s’élèvent quant à elles à 685 millions de dollars, de quoi alimenter de futures vagues d’accumulation.

    « Over the past week, we acquired 71,672 ETH », a indiqué la société dans sa communication.

    Une trésorerie aspirée par l’ether

    Ce nouvel achat confirme la trajectoire de Bitmine, qui concentre méthodiquement sa trésorerie sur l’ETH plutôt que de diversifier à parts égales. Avec 5 278 462 ETH au compteur, l’entreprise se rapproche d’un seuil symbolique dans sa courbe d’accumulation, à un moment où le prix unitaire affiché à 2 191 dollars laisse peu de place à la complaisance sur la valorisation.

    Reste une question simple, posée par l’ampleur même de la position : à ce rythme, jusqu’où Bitmine compte-t-il pousser le curseur ?

  • Titre non trouvé

    Pékin sort l’artillerie réglementaire. Le régulateur chinois vient de frapper plusieurs plateformes de courtage très actives auprès des investisseurs du continent, dans le cadre d’une vaste campagne de rectification des activités transfrontalières illégales sur les marchés de titres, de futures et de fonds. La sanction vise notamment Tiger Brokers, Futu et Longbridge, avec une mesure d’une sévérité notable : la confiscation intégrale des gains jugés illégaux.

    Une offensive coordonnée contre les courtiers étrangers

    La China Securities Regulatory Commission (CSRC), équivalent chinois de l’AMF française, a ouvert des enquêtes et émis des avis de pénalité administrative préalables à l’encontre de ces acteurs. L’action s’inscrit dans un dispositif plus large, coordonné avec plusieurs administrations chinoises, qui entend mettre fin aux services proposés depuis l’étranger à des clients résidents sans autorisation adéquate.

    « Tous les gains illégaux seront confisqués », indique le cadrage réglementaire présenté dans le plan de rectification, qui prévoit également une période de mise en conformité de deux ans.

    Durant cette fenêtre de transition, les investisseurs domestiques déjà exposés à ces plateformes non autorisées pourront uniquement liquider leurs positions existantes et rapatrier leurs fonds. Aucun nouvel ordre d’achat ni transfert entrant ne sera toléré. À l’expiration du délai, les plateformes concernées devront fermer leurs sites, logiciels de trading et serveurs destinés au marché continental.

    Les autorités chinoises assurent que les actifs des investisseurs seront protégés pendant la transition. Elles rappellent aussi que les canaux légaux d’accès aux marchés étrangers restent ouverts : le dispositif Stock Connect (liaison boursière entre Hong Kong et la Chine continentale), le programme QDII (Qualified Domestic Institutional Investor, qui permet à des institutions agréées d’investir hors de Chine pour le compte de clients locaux) et le Cross-boundary Wealth Management Connect destiné aux particuliers de la Grande Baie.

    Quel impact pour les marchés crypto ?

    Au-delà des courtiers visés, la décision pourrait reconfigurer la manière dont les investisseurs chinois s’exposent aux actions américaines. Si l’accès aux brokers étrangers se ferme, une partie de cette demande devra trouver d’autres voies. Les sources évoquent à ce titre un possible report vers les CEX (centralized exchanges, les plateformes d’échange centralisées comme Binance ou OKX) et vers les marchés d’actions américaines tokenisées en chaîne, ces produits qui répliquent on-chain le prix d’actions cotées à Wall Street.

    L’hypothèse mérite d’être tempérée. Pékin n’a jamais cessé de poursuivre les usages crypto sur son sol, et il serait paradoxal que ces mêmes autorités tolèrent un report massif de la demande vers des plateformes qu’elles combattent depuis 2021. Reste que l’historique des Chinois à contourner les restrictions de capitaux par tous les moyens disponibles est bien documenté, et les volumes peer-to-peer sur les stablecoins en attestent.

    Pour Tiger Brokers, Futu et Longbridge, la double équation est immédiate : encaisser le choc réglementaire tout en absorbant l’impact opérationnel d’une mise en conformité dont les modalités s’annoncent particulièrement strictes.

  • Titre non trouvé

    Nouveau coup de froid sur la recherche d’Ethereum. Deux chercheurs supplémentaires ont annoncé leur départ de l’Ethereum Foundation ce lundi 19 mai 2026. Carl Beek et Julian Ma rejoignent ainsi la liste, déjà longue, des profils marquants à avoir quitté la fondation ces derniers mois.

    Carl Beek et Julian Ma claquent la porte de l’Ethereum Foundation

    Les deux chercheurs ont officialisé leur décision sur X, sans s’étendre sur les motifs ni sur la suite de leur parcours. Des messages sobres, presque protocolaires, qui contrastent avec le poids symbolique de leur départ pour une organisation dont la stabilité des équipes a longtemps été un argument de réassurance pour la communauté.

    Deux nouveaux chercheurs quittent l’Ethereum Foundation. Carl Beek et Julian Ma ont annoncé leur départ, après plusieurs autres figures clés ces derniers mois.

    Carl Beek était notamment impliqué dans les travaux liés au consensus et à la coordination autour des mises à niveau du réseau. Julian Ma, de son côté, contribuait aux recherches portant sur les mécanismes de marché, dont la fameuse problématique du MEV (Maximal Extractable Value), c’est-à-dire la valeur que des acteurs peuvent extraire en réordonnant les transactions dans un bloc. Deux profils techniques dont l’absence se fera sentir dans les chantiers en cours.

    Une hémorragie qui interroge la trajectoire de la fondation

    Ce double départ s’ajoute à une séquence pour le moins agitée. Depuis le début de l’année, plusieurs voix influentes de la recherche et du développement ont successivement annoncé leur départ, certaines pour rejoindre des projets concurrents ou monter leurs propres structures. La fondation, restructurée sous la houlette de Tomasz Stańczak et Hsiao-Wei Wang depuis 2025, n’a pour l’instant pas commenté publiquement cette vague.

    La question, désormais, dépasse les cas individuels. Quand les chercheurs partent au compte-gouttes, on parle d’opportunités. Quand ils partent en série, c’est la dynamique interne de l’organisation qui se trouve sur la table. La fondation conserve des moyens considérables et un réservoir de talents profond, mais l’érosion de ses figures publiques pose une équation difficile à ignorer pour les développeurs comme pour les investisseurs.

    Reste à voir si Carl Beek et Julian Ma annonceront dans les prochaines semaines un projet commun ou des trajectoires séparées. Dans un cas comme dans l’autre, l’Ethereum Foundation aura, à très court terme, à expliquer ce qu’elle entend faire pour stopper la saignée.

  • Titre non trouvé

    Coup d’arrêt brutal. Les ETF spot Bitcoin ont enregistré 1 milliard de dollars de sorties nettes la semaine dernière, mettant fin à six semaines consécutives d’entrées.

    Selon les données de marché relayées par les acteurs du secteur, ce retournement intervient après une séquence particulièrement favorable pour les produits d’investissement adossés au Bitcoin, qui avaient jusqu’ici attiré des capitaux de manière régulière.

    1 milliard de dollars de sorties nettes en une semaine : la dynamique des ETF spot Bitcoin s’est brutalement retournée.

    Six semaines d’entrées effacées en quelques séances

    Dans le détail, plusieurs journées ont pesé sur la performance globale des fonds, avec un mouvement vendeur marqué sur l’ensemble des produits spot Bitcoin cotés aux États-Unis. Le constat est sans appel : le flux d’entrées qui alimentait le marché depuis six semaines s’est interrompu net.

    La rupture est d’autant plus notable qu’elle succède à une période d’achats soutenus. Les ETF spot Bitcoin avaient précisément servi de moteur à l’appétit institutionnel pour l’actif numérique, et leur rôle dans la formation du prix ces derniers mois rend ce reflux particulièrement scruté par les analystes.

    Reste à mesurer la portée du signal. À court terme, le volume des sorties traduit avant tout un mouvement de prudence des investisseurs, après une série d’entrées ininterrompues. La question est désormais de savoir si cette semaine constitue une simple respiration technique, ou l’amorce d’un changement de régime plus durable dans l’allocation institutionnelle au Bitcoin.

  • Claude

    Récap du Coin du 29 avril : SBF acculé, le Canada serre la vis, Pump.fun brûle 370 millions

    Mauvaise journée pour les marchands de promesses. Le juge Kaplan déchire la dernière demande de nouveau procès de Sam Bankman-Fried, Ottawa annonce la mise au rebut des distributeurs crypto, Wall Street prépare l’arrivée d’ETF qui parient sur les élections, et le launchpad memecoin Pump.fun fait flamber un tiers de son token pour tenter de regagner la confiance de sa communauté. Tour d’horizon.

    SBF débouté : le juge Kaplan claque la porte

    Le juge Lewis Kaplan, qui avait condamné Sam Bankman-Fried (SBF) à 25 ans de prison en mars 2024, a rejeté ce 28 avril sa demande de nouveau procès déposée pro se (sans avocat). Le magistrat qualifie les arguments de l’ancien patron de FTX de « baseless on multiple independently sufficient levels » et de « wildly conspiratorial ». SBF prétendait s’appuyer sur trois témoins inédits, dont l’ex-cadre de FTX Ryan Salame, dont la déposition aurait justifié un nouveau procès. Le tribunal a constaté que les trois individus étaient connus de la défense bien avant l’audience initiale.

    Le détail qui plombe : avant même son inculpation en 2022, SBF avait rédigé un document interne, depuis versé au dossier, listant les étapes d’une campagne de réhabilitation médiatique (passage chez Tucker Carlson, virage politique à droite, récit d’une « liquidité cachée » qui aurait permis de rembourser les victimes). Le juge a reconnu, point par point, le scénario écrit en 2022 dans la requête déposée en 2026. Le plan était si soigneusement écrit qu’il finit par servir de pièce à charge contre son auteur. SBF a tenté en dernière minute de retirer sa demande « sans préjudice » pour la redéposer plus tard devant un autre juge ; refus. Sa mère Barbara Fried, professeure de droit retraitée, a reconnu avoir relu et imprimé le document. Reste l’appel pendant devant la Second Circuit, dont l’issue est jugée peu favorable par les observateurs.

    Canada : adieu les ATM crypto, taux directeur figé à 2,25 %

    Ottawa a annoncé ce 28 avril, dans sa mise à jour économique de printemps 2026, son intention d’interdire les distributeurs automatiques de cryptomonnaies sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement décrit ces machines comme « une méthode privilégiée pour les escrocs qui veulent dépouiller leurs victimes et pour les criminels qui veulent placer le produit de leurs activités ». Le Canada compte près de 4 000 de ces kiosques, soit 10,1 % du parc mondial selon Coin ATM Radar. Une analyse interne de FINTRAC, l’agence canadienne de renseignement financier, identifie ces machines comme le principal vecteur de transfert des fonds extorqués aux victimes vers les wallets crypto. Les pertes liées à la fraude au Canada ont dépassé 704 millions de dollars en 2025, soit plus de 2,4 milliards cumulés depuis 2022. Les Canadiens conserveront la possibilité d’acheter des cryptomonnaies via les bureaux de change physiques régulés.

    Détail savoureux pour les amateurs de boucles : le tout premier ATM Bitcoin au monde avait été inauguré dans un coffee shop de Vancouver en 2013. Treize ans plus tard, le pays qui en avait lancé l’idée s’apprête à les éteindre. Dans le même mouvement, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % pour la troisième fois en 2026, invoquant la guerre en Iran et l’incertitude liée aux tarifs douaniers américains.

    Wall Street ouvre le pari électoral aux comptes retraite

    Roundhill Investments a déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) une notification fixant au 5 mai la date effective de lancement de six ETF adossés à des marchés de prédiction politiques. Les produits suivront, via swaps, des contrats binaires régulés par la CFTC (le régulateur américain des dérivés financiers), qui paient 1 dollar si l’événement se réalise, 0 sinon. Les codes BLUP, REDP, BLUS, REDS, BLUH et REDH couvrent respectivement la victoire démocrate ou républicaine à la Maison-Blanche en 2028, ainsi que le contrôle de la Chambre et du Sénat après les midterms du 3 novembre 2026. Bitwise et GraniteShares ont déposé des dossiers similaires.

    Le prospectus est explicite, en majuscules : si le parti ciblé perd, « le fonds perdra la quasi-totalité de sa valeur ». Roundhill ne liquide pas ses fonds après le scrutin ; passé un seuil de prix, il bascule l’exposition sur le cycle suivant. Concrètement, un Américain pourra placer son IRA ou son 401(k) sur la victoire des Républicains à la Maison-Blanche en 2028 depuis son compte courtier classique, sans passer par Polymarket ni Kalshi. On serait presque tenté de filer la métaphore du casino, à ceci près que le casino, lui, ne loge pas dans le plan d’épargne retraite des ménages. La SEC, qui avait longtemps freiné les marchés de prédiction, valide.

    Pump.fun brûle 370 millions de dollars en PUMP

    Le launchpad memecoin Solana Pump.fun a annoncé ce 28 avril la destruction de l’intégralité des tokens PUMP rachetés sur les neuf derniers mois, soit environ 370 millions de dollars en valeur, ou 36 % de l’offre en circulation. La plateforme a parallèlement engagé un mécanisme programmatique de buyback and burn financé par 50 % du revenu net pendant un an, exécuté via un smart contract verrouillé. Les 50 % restants iront à l’opérationnel, l’embauche, le marketing et d’éventuelles acquisitions.

    Le co-fondateur Alon Cohen reconnaît dans sa publication sur X que le précédent modèle, qui consacrait 100 % du chiffre d’affaires aux rachats sans brûler immédiatement les tokens, avait nourri une défiance dans la communauté quant à la longévité de la plateforme et à l’usage des tokens rachetés. Le revenu cumulé de Pump.fun depuis janvier 2024 a dépassé le milliard de dollars selon DefiLlama, mais l’annualisation 2026 plafonne autour de 320 millions, soit nettement moins que le pic de 2025. La mécanique est plus serrée que l’effet d’annonce : 50 % d’un revenu en baisse produit moins de burn que 100 % d’un revenu au sommet. Le token PUMP gagne tout de même environ 7 % dans les vingt-quatre heures suivant l’annonce, avant de retracer.