Démenti cinglant depuis Téhéran. L’Iran vient de rejeter en bloc les dernières affirmations de Donald Trump relayées par le New York Post, les qualifiant de « fantasmes de Trump » et de propos « totalement déconnectés de la réalité », rapporte l’agence Tasnim. De quoi doucher tout espoir d’apaisement dans un bras de fer qui pèse, semaine après semaine, sur les marchés.
Téhéran dément point par point
La République islamique conteste chacune des assertions américaines. Selon Tasnim, l’Iran nie avoir échangé avec les États-Unis ces derniers jours. Il dément que Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême, soit impliqué dans de quelconques négociations. Il rejette avoir accepté de renoncer à l’arme nucléaire. Et il conteste qu’un cadre d’accord soit en cours de validation côté iranien.
En clair, Téhéran efface l’intégralité du tableau dressé par Washington. Le message est sans ambiguïté : aucune réponse n’a été transmise aux Américains concernant le projet de mémorandum d’entente ces derniers jours.
Le Liban comme verrou
L’Iran va plus loin. Selon la même source, Téhéran a mis fin à tout échange de textes et de communications avec Washington, et ce jusqu’à ce que ses conditions concernant le Liban soient satisfaites. Un préalable posé comme une ligne rouge, qui referme la porte diplomatique entrouverte par les déclarations américaines.
La rupture confirme la trajectoire que nous suivions dès le 1er juin, quand Téhéran avait acté la fin des négociations avec les États-Unis et menacé de bloquer le détroit d’Hormuz. Entre les déclarations contradictoires des deux camps et la « décision finale » que Donald Trump préparait fin mai, le feuilleton n’a cessé d’alterner les signaux d’escalade et les promesses d’accord.
Un brouillard qui colle aux marchés
Pour les investisseurs, ce nouveau démenti relance l’incertitude. Chaque annonce d’apaisement venue de Washington a été suivie d’un retour de bâton iranien, et le Bitcoin a déjà payé l’addition en glissant sous les 70 000 dollars au moment de la rupture des négociations. Difficile, dans ces conditions, de distinguer le signal du bruit quand les deux capitales racontent des histoires diamétralement opposées.
Reste à savoir laquelle des deux versions colle à la réalité du terrain. Téhéran parle de « fantasmes », Washington évoque un cadre d’accord en bonne voie. Entre les deux, le marché retient son souffle.
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